Journée de découverte des associations étudiantes

À la recherche de l’université dynamique

23 avril 2005

’On entend trop souvent dire qu’il ne se passe rien à la Fac’, déplore un doctorant, responsable d’une association étudiante. Grâce à une manifestation, comme celle d’avant-hier, les étudiants pourront découvrir et ensuite participer aux activités gérées par des étudiants eux-mêmes.

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Selon Michelle Marcely, vice-présidente étudiante de l’université, "les étudiants s’impliquent de plus en plus", tout en notant l’importance de créer un organe générateur d’initiatives étudiantes. "Il faut qu’un réseau soit mis en place pour que les étudiants se connaissent davantage. Ça permet de briser l’individualisme", précise-t-elle.
Jeudi dernier, grâce à une action de terrain, Michelle Marcely souhaitait montrer à la communauté étudiante qu’il importe de "s’impliquer davantage dans le tissu associatif pour mieux s’intégrer à l’université, pour vivre pleinement sa vie estudiantine".
Pour Gilles Lajoie, vice-président chargé de la vie étudiante, l’heure est venue de "dynamiser la vie étudiante", indiquant par ailleurs qu’il travaille à "tordre le cou à l’idée qu’il ne se passe rien à l’université de La Réunion".
Une représentante de la Direction départementale de la jeunesse et des sports (DDJS) présente par exemple le dispositif "envie d’agir", qui aide au montage et au financement de projets. Plusieurs associations sont ainsi présentes sur le parvis de la cafétéria de l’université du Moufia.
Gilles Lajoie souligne la place de l’étudiant réunionnais dans la société réunionnaise, française et européenne. "Il est important que les étudiants visitent la société réunionnaise, parce qu’ils sont une voix sur la scène politique", avance-t-il.

De l’étudiant sportif à l’étudiant citoyen

Avec 10.000 étudiants réunionnais et internationaux, l’animation associative universitaire est loin de s’essouffler. Les activités ne manquent pas en effet. Entre le sport - et le choix est presque complet - les programmes culturels, allant de la conviviale rencontre interculturelle entre Malgaches et citoyens du monde entier, sur le parvis de la cité internationale, à la programmation de têtes d’affiches locaux à la salle Vladimir Canter, les étudiants ont un choix varié.
Ils peuvent en outre s’engager dans une action citoyenne. Café équitable, chocolat équitable, c’est une nouvelle conception économique et sociale, que propose de promouvoir l’association Réunion Équitable, sous l’égide de Sébastien Martial et de sa fine équipe. Avant-hier, avec Thierry Tching-Sin, étudiant dans une école de Commerce et Développement de Lyon en stage dans l’association, Sébastien offre du café équitable, occasion de présenter les missions de Réunion Équitable, qui prône les valeurs d’un développement durable, un développement qui intègre les pays du Sud.
Pour Thierry Tching-Sin, "La Réunion a de quoi faire (ndlr : en matière de développement durable). On peut être une plate-forme pour la zone océan Indien, qui mettrait ses compétences au service des pays de la zone, comme Madagascar". Il déplore cependant qu’il y ait un manque d’information sur le commerce équitable.
Bref ! Une initiative estudiantine, qui continue son petit bonhomme de chemin, après 4 ans d’existence. Pour les étudiants à la fibre artistique, notamment les cinéphiles amateurs d’expérimentation artistique, vous pouvez vous rapprocher de l’association Beyond Trash, qui souhaite "rassembler toutes formes d’expressions", même si sa spécialité avérée est la projection de courts-métrages expérimentaux.
D’ailleurs, les projections s’organisent tous les derniers vendredis du mois à l’amphi Genevaux. La prochaine séance est programmée pour le 29 avril à 18 heures et demie.

Le tissu associatif, premier pas vers l’emploi

On notera volontiers tout l’intérêt professionnalisant du tissu associatif, notamment en termes d’accès à l’emploi. C’est une question que pose Alexis Dejunet, président de Géorun, une association qui tient un mini bureau d’étude géologique. Selon lui, "cela permet aux doctorants en géologie de mettre un pied dans la vie active".
Alexis Dejunet insiste sur la nécessité pour un étudiant géologue de "savoir gérer une étude, prendre des contacts avec les entreprises".
Michelle Marcely est consciente du travail à encore effectuer. Elle annonce que la semaine prochaine va être adoptée au Conseil des études et de la vie universitaire, la création d’un bureau de la vie étudiante, qui a pour but d’abord de recenser le tissu associatif de la communauté estudiantine, pour ensuite les recentrer sur un comptoir unique, dispensant toutes les activités. Le tissu associatif étudiant se veut être fort, plus à l’écoute des étudiants. Enfin est ouverte l’ère de la dynamisation de l’université réunionnaise. On dira merci à de nombreuses personnes. Certains militants nostalgiques, eux, préfèreront se remémorer le travail émérite du regretté Vladimir Canter, qui avait su réunir étudiants et lycéens autour d’un grand projet culturel. Du moins pourrons-nous dire que les lycéens seront maintenant accueillis par une flopée d’associations.

Bbj 


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Témoignages - 82e année


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