Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Samedi dernier au Centre du Cœur-Saignant
12 mars 2012, par

Le groupe femmes de la Section communiste du Port avait bien fait les choses. A l’heure dite, le Centre de Cœur-Saignant offrait son visage le plus accueillant, avec ses ballons rouges, ses plantes vertes et ses coins ateliers divers. La journée pouvait commencer. Après que Firose eut lancé le programme en toute complicité avec le nombreux public, la matinée fut consacrée à des interventions toutes plus instructives les unes que les autres. A commencer par celle du maire du Port, Jean-Yves Langenier, qui se réjouit de l’initiative prise par nos camarades femmes.
Gélita Hoarau, venue prendre part à cette journée avant un dimanche sudiste également consacré aux femmes engagées, prit ensuite la parole avec tout son cœur, mais aussi toute sa conscience politique, pour bien placer les luttes des femmes dans le contexte difficile et douloureux des problèmes de notre société réunionnaise. L’intervenant suivant était Eugène Rousse, toujours disponible, à qui il avait été demandé de retracer la vie de combattante de notre camarade Isnelle Amelin. Plusieurs femmes prirent ensuite la parole, dont Sylvie, venue avec un groupe de femmes de Saint-Pierre, Sabine, Ninine, etc.
Une projection de photos a permis de remonter le fil des années jusqu’aux défilés des femmes des années 70-80, et même, avec quelques photos encore plus anciennes (dont certaines dataient de l’immédiat après-guerre), de faire revivre des militantes comme Mme Gamel, Claudine Saramito, Mme Mazaka, Alice Peverelly, Laurence Vergès, Isnelle Amelin et d’autres encore…
Après cette matinée d’échanges, place fut laissée aux diverses animations prévues au programme, chaque atelier apportant son lot de couleurs, de rencontres et de bonne humeur. Ce fut du “non-stop” jusqu’à la clôture, du plus calme — l’espace détente avec ses thés et ses gâteaux, et ses conversations feutrées — au plus trépidant — les danses, qu’elles s’appellent country, madison, kuduro ou danses traditionnelles mahoraises. En faisant le tour de la salle, on pouvait découvrir mille choses, du salon de coiffure aux peintures d’Axi en passant par la réalisation collective d’un grand portrait de femme, l’espace beauté de nos sœurs de l’océan Indien, la démonstration de savoir-faire culinaires, l’atelier maquillage… S’y ajoutait un circuit à vélo proposé autour du Parc Boisé.
L’heure était à la satisfaction à la fin de cette belle journée. Comme nous l’a dit Firose, « Pour une première journée, on a bien mobilisé les femmes. Et l’on a pu mettre l’accent sur notre histoire et rendre hommage aux luttes de ces femmes, nos aînées, sans lesquelles nous n’en serions pas là où nous en sommes aujourd’hui ».
A.D.
Nos peines
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