Trois points de suspension... d’Emmanuel Lemagnen

De la Chambre des associations...

14 décembre 2006

C’est reparti !
Après la présentation en séance plénière régionale d’une motion demandant le droit d’expérimenter une Chambre consulaire des associations, le dossier reprend force et vigueur.

Ce projet présenté pour la première fois en 1997 lors des “assises du développement” a depuis évolué. Il s’est enrichi de la contribution des dizaines d’associations membres et des dizaines de Conseils réunis chaque jeudi dans toutes les circonscriptions de l’île.

Sans exception, toutes les personnalités à qui j’ai eu l’honneur de présenter ce dossier dans le cadre de leurs fonctions ont toutes apporté leur soutien. Parfois, un peu circonspect (M. Guy Ascouët, M. Alain Madelin), mais plus souvent très enthousiaste (Mme Dominique Voynet, M. Jean-Paul Delevoye, Mme Marie-George Buffet, M. Jean-Pierre Raffarin).

Enfin, la dernière assemblée générale tenue dans le bel hémicycle de la Région avec un discours du Président Vergès, particulièrement encourageant, donnait du corps à ce dessin consulaire.

Quelques mois après, alors que le dossier prenait un peu d’inertie à La Réunion, il trouvait un écho étonnant vers des horizons plus lointains. Ainsi, l’émissaire d’un(e) candidat(e) à la présidence de la République est venu s’informer en détail des enjeux du projet, et en Belgique, le Ministre de la Culture, Président du gouvernement de Bruxelles, en a fait sa rentrée politique.

Un projet est bon parce qu’il naît d’un besoin, mais c’est quand même mieux quand il rassemble le plus grand nombre, comme tous ces noms de collègues élus qui se sont rajoutés à ceux de l’Alliance en bas de la motion.

Le tissu associatif n’est aujourd’hui qu’une succession d’unités mais en aucun cas une entité, alors qu’il est devenu la force d’équilibre de notre société et la réponse aux carences des pouvoirs publics.

En absence de regroupement au sein d’une structure démocratiquement élue et publiquement reconnue, nos 13.000 associations restent fragiles devant le banquier comme devant le maire, et ne peuvent prétendre apporter un avis représentatif sur les grands projets structurant de notre société.

Pour avoir présidé le comité de pilotage de la Chambre pendant plusieurs années, je sais que la tâche est passionnante, car il faut fédérer sans régenter, harmoniser sans contraindre et structurer sans enfermer.

C’est pour cela qu’à travers la création de ce Conseil représentatif de la vie associative, il nous faut avant tout rechercher plus de tranquillité de fonctionnement pour les associations et conserver toute la Liberté si chère aux citoyens bénévoles.

On “entre en bénévolat” pour plein de motifs : par passion, parce qu’on regroupe les amoureux du sport ou des oiseaux, par réaction, parce qu’on s’oppose à un projet ou a une situation, par dévouement, parce qu’il faut bien des gestionnaires à la tête des grosses structures d’aides sociales, par raison, parce qu’il faut bien représenter son secteur, par vocation enfin, parce qu’on aime les hommes.

Si la famille est la plus petite cellule de notre société, l’association est l’unité de base de la citoyenneté.

Alors, tous ensemble, soyons unis et mobilisés pour créer, avec intelligence et désintéressement, la première Chambre des associations de La Réunion, la première compagnie associative de France.

E. Lemagnen


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus