Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Repas pour les plus nécessiteux
4 septembre 2006

Les amis de l’association Centre-Ville Est Saint-Denis ont à nouveau, hier midi, offert un repas à des personnes en situation sociale difficile.
Encore plus hier que les fois précédentes, j’ai ressenti une profonde tristesse et une terrible colère, j’ai été blessé. Aujourd’hui, des hommes et des femmes ne mangent pas à leur faim tous les jours. Heureusement, des bénévoles donnent de leur temps pour leur offrir un repas chaud. Comme hier au Foyer de Saint-Jacques à Saint-Denis, où les amis de l’association Centre-Ville Est ont mijoté avec leur cœur un cabris “massalé” agrémenté de grains, de riz et de rougail.
De jeunes femmes
Ces personnes nécessiteuses - pas forcément des sans domicile fixe - présentent des traits particuliers. Sur la soixantaine présente hier midi, on relève d’une part un nombre croissant et inquiétant de jeunes hommes et de jeunes femmes, et de femmes âgées de quarante ans et plus. D’autre part, l’état de santé de certains d’entre eux se dégrade rapidement. Ils sont devenus maigres et marchent avec peine. Hier, un de ces êtres humains mangeait difficilement. Chaque bouchée semblait représenter pour lui une épreuve, une croix.
Des vies bousillées
Par ailleurs, en les regardant tout en se gardant de les juger, je peux constater les conséquences de l’alcool. Leur corps porte des blessures visibles et invisibles : négligence et maladie. Leur vie, pour l’instant, est “bousillée”. Un d’entre eux était maître d’hôtel et depuis des années va de squats en squats avec les tous les dangers que cela comporte. Tous ont “un domicile”, les feuilles de tôles, les voitures abandonnées ou un espace sous les ponts. Où les loger et comment les aider à surmonter cette épreuve ? Bien souvent, des réponses sont apportées à ces questions et finissent dans un dossier d’ordinateur.
Des actes maintenant
Aujourd’hui, ces nécessiteux attendent des actes. Est-ce une vie que d’habiter la rue ou demander la charité aux portes d’une chapelle ? Non. L’île a de grands défis à relever et le destin de l’Homme réunionnais doit être au cœur des préoccupations des décideurs. L’association Centre-Ville avec de faibles ressources accomplit régulièrement un grand geste : donner un repas à ceux qui ont faim. Pour renforcer cet acte, ils comptent sur l’alliance de tous.
J.-F. N.
Nos peines
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