La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Trois points de suspension D’Emmanuel Lemagnen
10 juillet 2008

Le temps n’est plus de savoir comment lutter contre les changements climatiques, mais plutôt de s’acclimater à ces changements.
On connaît l’un deux, la montée du niveau de la mer. L’atoll d’Aldabra qui culmine péniblement à une dizaine de mètres d’altitude est connu comme la plus importante biomasse du monde, avec ses 145.000 tortues géantes concentrées sur quelques centaines d’hectares de sable.
On comprend que la montée des eaux et l’amplification des mouvements cycloniques pourraient très vite mettre en péril la dernière espèce survivante des géantes de l’océan Indien.
On parle beaucoup moins d’une autre répercussion plus pernicieuse qu’est celle de la détermination du sexe des tortues. C’est en effet la température d’incubation des œufs qui décide du sexe de l’embryon.
Une température trop basse produit des mâles, une température moyenne donne un sexe ratio équitablement réparti, alors que quelques degrés de plus ne voient éclore que des femelles. Ce principe scientifiquement éprouvé s’étend d’ailleurs à d’autres reptiles, notamment les sauriens comme les crocodiles ou les geckos.
L’évolution progressive et moyenne de plusieurs degrés pourrait donc amener la production massive d’un même sexe, ce qui porterait à terme un grave préjudice à de nombreux reptiles. Il ne faudrait pas avoir la naïveté de croire que l’augmentation du nombre de femelles serait profitable aux populations, car certaines espèces ont besoin d’avoir plus de mâles et un sérieux harcèlement pour atteindre un taux normal de fécondité. C’est le cas de la fameuse "radiata" de nos jardins.
Qu’elles soient de terre, de mer ou d’eau douce, nos gentilles tortues vont avoir des décennies difficiles, avec les sécheresses qui provoquent des feux de forêt "tortucides", l’urbanisation et le défrichage qui rapetissent les biotopes, les famines qui les mettent au menu, le commerce illicite, la montée des eaux et celle de la température.
En dehors d’être la cause de toutes ces catastrophes, le propre de l’espèce humaine est de pouvoir réagir et savoir s’adapter.
Le propre des autres espèces animales est de souffrir et de disparaître.
Là encore, l’océan Indien est concerné par ce drame discret et silencieux. Là encore, notre région aura un rôle capital et exemplaire à jouer.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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