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Un piège anti-moustique mis au point et construit à La Réunion
17 décembre 2010, par

L’épidémie de chikungunya avait rappelé que La Réunion est une île tropicale exposée aux maladies transmises par les moustiques. Outre la vigilance quotidienne pour empêcher toute réapparition de l’épidémie, la Mairie du Port expérimente depuis peu un piège à moustique illustrant le génie réunionnais. Dénommé Gob, ce piège a été mis au point par Daniel le Toullec. Très simple et ne demandant aucune énergie, il pourra être diffusé à grande échelle.
Gob, c’est le nom d’un nouveau piège à moustique présenté hier à la mairie du Port. C’est le fruit de plusieurs années de travail de Daniel le Toullec, natif du Port et resté très attaché à sa ville natale. C’est donc la cité maritime qui bénéficie pour le moment de l’exclusivité de l’expérimentation du Gob.
C’est un outil qui permet de lutter contre la prolifération des moustiques. C’est un seau rempli d’eau qui en croupissant apparaît comme un lieu de ponte idéal pour le moustique. Le fonctionnement et l’entretien sont très simples. Pas besoin d’énergie, il suffit de changer l’eau de temps en temps. En plaçant le piège à l’extérieur de la maison, il attire les moustiques et les éloigne donc de l’intérieur.
Mais quand les œufs deviennent des larves, ces dernières sont attirées par le fond du seau, elles franchissent donc une fente. Durant la première période de leur vie, les larves vivent au fond, se nourrissent et grossissent. Mais lorsqu’elles doivent remonter à la surface, elles ne peuvent plus traverser la fente qui est devenue trop petite pour elles. Résultat, en quelques semaines, ce sont plusieurs centaines de larves qui sont piégées, et qui ne deviendront donc pas des moustiques vecteurs de maladies tropicales, comme le chikungunya.
Jean-Yves Langenier, maire du Port, précise que cette expérimentation s’inscrit dans la politique municipale de prévention des maladies. Lors de l’épidémie de chikungunya, la Mairie avait réussi à mobiliser des équipes pour combattre l’épidémie. Malgré la fin de l’épidémie, les équipes de la commune maintiennent leur vigilance. Les lieux publics font l’objet d’une surveillance quotidienne, et une démoustication de ces espaces a lieu une à deux fois par mois. Quant aux dépôts sauvages et autres épaves susceptibles de favoriser les lieux de pontes des moustiques, ils sont enlevés une fois par semaine par le TCO.
M. Rochat, directeur de l’Insectarium de La Réunion, indique qu’il est important que le Gob soit le seul gîte susceptible d’intéresser le moustique. Un premier test a eu lieu à l’Insectarium, et plusieurs centaines de larves ont été piégées. L’expérimentation a donc été étendue. 8 pièges sont disséminés dans la ville, 4 à la Mairie et 4 à la pépinière. Ce nouveau test se fera sur une durée de plusieurs mois afin d’évaluer la diminution de la population de moustiques. Ce qui signifie que son coût n’est pas cher, et donc permettra une diffusion à très grande échelle pas seulement à La Réunion. Les maladies transmises par les moustiques concernent tous les pays proches de La Réunion. Dans l’Afrique centrale et australe, 575 millions de personnes sont exposées au paludisme.
M.M.
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Messages
20 décembre 2010, 09:23, par JPaul Ah-Kang
Système très ingénieux.Bravo à l’ inventeur Daniel Le Toullec.
Mais on parle de 30 euros comme prix d’ achat.
Si c’ est vrai c’ est trop cher. Peu de personnes l’ achèteront. Or il faut encourager tout le monde à acheter une ou plusieurs unités, par un coût attractif de 1 à 3 euros maximum.Même si les collectivités : Etat,Région,Département, Communes doivent subventionner.
C’ est autant de moins qu’ elles mettront pour l’ épandage d’ insecticides peu écologiques et coûteux.
21 juillet 2011, 13:25, par pecheurfou83
30 euros, pour la tranquilité, de pouvoir rester dans le jardin pour nettoyer ses fleurs, cueillir ses légumes ou lire sur un transat : c’est rien ! j’achète de suite !!!!! Le seul appareil à priori valable coute 500 euros(1er prix) et je n’ai pas echo de l’efficacité ! Aujourd’hui, on ne peut plus rester dehors sans etre agressé par les tigres, si c’est aussi efficace, ça vaut les 30 euros. J’ai essayé la bouteille coupée avec sucre roux et levure : zero, (mouches, guèpés, frelons,et autres) mais pas de moustiques
bravo pour l’idée, commercialisation rapide j’espère, meme moins cher ! Surtout !!!!!!