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Saint-Denis – Conseil général
11 août 2012

Avis aux passionnés de sciences. Le Muséum d’Histoire naturelle de Saint-Denis s’apprête à enrichir sa collection d’animaux naturalisés grâce à Juliette, une femelle dugong. La sculpture de l’animal a été confiée par le Conseil général à Jack Thiney, ancien taxidermiste au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris et spécialiste des grands mammifères. La présentation de la sculpture s’est tenue en avant-première ce jeudi 9 août 2012.
Pêchée, il y a cinq ans, dans le lagon de Mayotte puis récupérée par la Brigade de la Nature Océan Indien, Juliette, un dugong femelle, s’apprête à vivre une seconde vie au Muséum d’Histoire naturelle de Saint-Denis.
Ainsi, depuis trois semaines, chargé par le Conseil général, Jack Thiney, ancien taxidermiste au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris et spécialiste de la taxidermie et de la sculpture des grands mammifères, travaille sur la naturalisation de l’animal. L’occasion d’initier à la technique de la sculpture le taxidermiste du muséum Salim Issac ainsi qu’une technicienne du Natural History Museum de Victoria, aux Seychelles, Juliette Zelime.
En effet, le dugong s’avérant difficile à naturaliser, c’est la technique de la sculpture, à sa dimension réelle et avec les empreintes de sa peau, qui a été privilégiée, au lieu de la taxidermie, où la peau de l’animal est posée au-dessus d’une structure. Une technique qui s’approche de la reconstruction, selon Jack Thiney.
« Nous avons d’abord réalisé une maquette à échelle réduite pour sculpter l’animal avec différents matériaux, dont principalement du polystyrène. Nous avons ensuite reconstruit sa peau avec de la résine et un système d’empreinte qui a permis de fabriquer les plis et cicatrices », explique le spécialiste. Un résultat plus vrai que nature. Pour l’anecdote, les moustaches de l’animal ont été faites à partir de plumes de poule.
« Le plus difficile a été le travail de sculpture à échelle réduite. Mais la différence avec la technique traditionnelle est que nous avons quelque chose qui ressemble au plus près de la peau de l’animal », souligne Sonia Ribes, conservateur en chef du patrimoine.
Sa sculpture achevée, Juliette sera présentée au Muséum d’Histoire naturelle du Jardin de l’État à Saint-Denis à partir du mois d’octobre. Son petit, dont la sculpture n’a pas encore été terminée, la rejoindra également.
(Source Imaz Press Réunion)
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