Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
11 avril 2007

La Chambre de Commerce et d’Industrie a été l’hôte, hier, de la présentation par l’INSEE de son analyse, intitulée “Quatre microrégions aux potentialités différenciées. Une contribution à la révision du SAR”. Celle-ci a donc été réalisée en collaboration avec la Région. Il s’agit d’une nouvelle réflexion versée aux discussions actuelles sur le Schéma d’Aménagement Régional (SAR). Avant d’entrer dans la présentation de l’étude, Nelly Actif, responsable de la division “études” à l’INSEE, a rappelé que les 4 microrégions avaient le poids démographique suivant : le Nord compte 24% population, l’Ouest 25%, l’Est 15% et le Sud 36%.
Puis, elle a mis en évidence que sur la période 1990-1999, la croissance démographique à La Réunion a été de 1,9%. Cependant, on observe un tassement de cette augmentation avec un taux de croissance de 1,6% sur les années 1999-2004. Au niveau des microrégions, elle a indiqué que sur la période 1999-2004, la croissance démographique avait été très forte dans l’Est, prononcée dans le Nord, dans la moyenne dans l’Ouest et moindre au Sud.
Pour ce qui est de la croissance économique, c’est au Nord que les emplois sont les plus nombreux. Avec 24% de la population de l’île, le Nord a 34% des emplois. Puis, la deuxième région la plus dynamique est l’Ouest. Néanmoins, on observe un rattrapage progressif de l’Ouest puisque la croissance économique y est plus forte que dans le Nord. Enfin, l’Est et le Sud sont les deux régions à la traîne. Cette préoccupation ne concerne pas que le présent. En effet, elle a dit que d’ici à 2030, le plus grand défi de création d’emplois concernait la région Sud.
En ce qui concerne la répartition des emplois, Nelly Actif a souligné que 48% des salariés travaillent dans les services administrés (éducation, santé, action sociale et administration) en 2003. Si ce taux est énorme, la responsable de l’INSEE a tenu à le relativiser. Ce n’est pas tant l’administration qui a un poids conséquent, en comparaison avec la Métropole, que les autres secteurs qui sont faibles. Elle a alors rappelé la petitesse du secteur marchand à La Réunion. C’est plus particulièrement le cas dans le Sud, alors que l’Ouest est la région où le secteur marchand s’en tire le mieux.
Quant aux déplacements, Nelly Actif a souligné le fait que les personnes occupées étaient de plus en plus nombreuses à se déplacer hors de leur zone pour aller au travail.
La nécessité de mieux accompagner les grands équipements structurants
Au cours des débats, les acteurs présents dans la salle ont plaidé pour que la route des Tamarins puisse, le mieux possible, développer le Sud. Un intervenant a rappelé que la quatre voies express de l’Est n’a pas permis la création d’emplois. C’est pourquoi, selon ses dires, le nouveau SAR doit accompagner la route des Tamarins.
Une personne est également revenue sur les 100.000 personnes qui disposent de moins de 390 euros par mois. A cet égard, le Sud n’apparaît plus comme la région à la traîne. En effet, Salazie et 3 communes de l’Ouest - Saint-Paul, Trois-Bassins et Saint-Leu - sont les municipalités où la proportion d’habitants pauvres est la plus forte. Or, ces derniers se situent avant tout dans les Hauts. Ce fait suscite la question de l’aménagement de cette région. L’exploitation la plus pertinente de la route des Tamarins comme vecteur possible de développement économique a été à nouveau soulignée.
Enfin, la question de la pauvreté a été abordée. Il a été rappelé qu’en Métropole, le seuil de pauvreté est d’un peu plus de 9.000 euros par an. A La Réunion, il se situe à 4.800 euros par an. Or, si l’on prend en compte la pauvreté relative, c’est-à-dire le fait d’être pauvre par rapport à la richesse moyenne de la population d’un territoire donné, on atteint une proportion de pauvres qui s’élève à 7,2% seulement dans l’île, contre 7,8% en Métropole. En revanche, si l’on compare le revenu d’un Réunionnais non pas par rapport à l’ensemble des habitants de sa région, mais en comparaison avec la moyenne nationale, le taux de pauvres à La Réunion se monte à 35%. Autrement dit, un tiers de la population vit avec moins de 9.000 euros par an.
Vers un double partenariat entre l’INSEE et la CCI
La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) et l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (l’INSEE) ont profité de cette présentation pour redire le double partenariat qu’ils envisagent. Le premier portera sur une étude concernant les entreprises de transports. Le second aura pour but d’étudier le renouvellement du parc d’entreprises (création, vie, disparition) sur une décennie. Jean Gaillard, Directeur régional de l’INSEE, et Eric Magamootoo, Président de la CCIR, se sont réjouis d’une telle collaboration. La concrétisation de ce partenariat devrait avoir lieu au cours des prochains mois.
Matthieu Damian
L’INSEE recommande son site aux acteurs du monde économique réunionnais
N’hésitons pas à le dire, c’est par une présentation bien brouillonne que l’INSEE a mis en évidence les multiples ressources de son interface Internet. Néanmoins, une fois que l’utilisateur réunionnais arrive sur le site (http://www.insee.fr/fr/insee_regions/reunion/home/home_page.asp), il oubliera aussitôt ce détail. En effet, il pourra constater la volonté de la part de cette administration de mettre le plus possible d’informations à la disposition du public. En outre, la grande majorité des services proposés est gratuite. Si le site Internet recèle de très nombreuses informations nationales, il a, pour chaque thème, une contrepartie régionale présentée de la même façon.
Au niveau des services fournis à l’entreprise, Jean-Claude Auguste, responsable de la division “publication, information, documentation” de l’INSEE, en a mis en évidence quelques-uns. Le premier qu’il a cité est le répertoire Sirene qui permet de consulter la Nomenclature d’Activités Françaises (NAF). L’entreprise peut également obtenir son avis de situation. Il existe un autre service spécialisé qui est le portail entreprises. De plus, de nombreuses enquêtes peuvent se trouver sur La Réunion. Enfin, au niveau prospectif, Jean-Claude Auguste a évoqué un Outil d’aide au Diagnostic d’Implantation Locale (ODIL) pour les créateurs d’entreprise. Opérationnel depuis 1 an et demi en Métropole, il sera disponible à la fin 2007 à La Réunion.
MD
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture