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23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
L’Association des Sourds de La Réunion et le Collectif Sourds
20 mai 2009, par

L’exigence de l’Association des Sourds de La Réunion et le Collectif Sourds est le libre choix de leur interprète.
- Allô, bonjour, Emmanuelle Boyer serait-elle disponible s’il vous plaît ?
- Patientez, je vous passe son interprète.
- Merci.
- Oui bonjour, je suis René, l’interprète.
- Je vous appelle suite à votre communiqué où vous indiquez : « nous constatons que notre situation ne s’améliore pas (…), nous sommes confrontés à une nouvelle situation discriminatoire mise en place par l’Association Nationale de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées (Agefiph) ». Alors, que se passe-t-il exactement ?
- À La Réunion, deux organismes — Deafrun et l’Arpeda — offrent les services d’un interprète aux sourds.
- Jusque-là, je vous suis.
- Les sourds ont le droit de choisir leur interprète, donc leur organisme.
- Je vous comprends toujours, continuez.
- L’Agefiph veut nous imposer l’Arpeda car un contrat a été passé entre eux.
Le respect de leur droit
« La loi du 11 février 2005 prône l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées. Conformément à l’article D.245-9 — décret n°2005-1591 du 19 décembre 2005 —, nous avons le droit de choisir librement un interprète mis à disposition par un des organismes pour que nous puissions utiliser le dispositif de communication, ce qui permet d’assurer notre accessibilité de communication et d’information », précise-t-elle. Ce droit est semble-t-il bafoué. Aujourd’hui, deux jeunes apprentis handicapés ne peuvent choisir à leur guise leur interprète. Ce qui a pour effet de les décourager. Soi-disant, on plaide pour leur insertion ! C’est pourquoi, aujourd’hui, l’Association des Sourds de La Réunion et le Collectif Sourds manifesteront leur mécontentement au pied de la Préfecture, puis de l’Agefiph et à nouveau la Préfecture, et plus, si une solution n’est pas trouvée.
Jean-Fabrice Nativel
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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