Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Saint-Denis
4 août 2005

Nouveaux remous dans l’épineux dossier du Pôle Océan. Le collectif SOS Saint-Denis revendique sa légitimité à défendre les commerçants dionysiens et souhaite une fois pour toutes ’sortir de la polémique purement politicienne’. Mais qui est le plus politicien dans cette affaire ? Et trouvera-t-on une solution concertée à ce problème, une solution dans l’intérêt général ? C’est ce qu’attendent les Dionysiens.
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Au cours d’une conférence de presse tenue hier, Jean-Luc Schneider, membre du Collectif SOS Saint-Denis, a regretté dans ce dossier l’incursion verbale d’Amine Alibhaye, président de l’Association des commerçants dionysiens (ACOD) et du Syndicat des commerçants de la Réunion (SYCOR). Selon ce dernier, "une majorité de commerçants dionysiens attend beaucoup du Pôle Océan."
Or, depuis l’annonce du projet Pôle Océan, on a enregistré de nombreuses craintes quant à son impact économique sur le centre-ville de Saint-Denis, affirme le représentant du Collectif. Il note que le rapport d’expertise de Louis Bachoud, ingénieur urbaniste, estime, par exemple, la perte entre 23 et 25% du chiffre d’affaires du carré piéton, contre les 10% annoncés par la SODIAC, la Société dionysienne d’aménagement et de construction. "Le centre ville de Saint-Denis n’est pas si mort que ça. En fait, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Les magasins sont aujourd’hui quasiment tous ouverts jusqu’à 19 heures, ainsi que le midi", explique Jean-Luc Schneider.
À terme, le Pôle océan, conçu par l’architecte Vincent Marniquet doit comprendre un centre commercial (23.500 mètres carrés), 7 salles de cinéma (1.400 places), des bureaux (5.000 mètres carrés), une centaine de logements sociaux et un parking de 1.200 places. Par ailleurs, le projet prévoit un pôle de transit entre les réseaux Cars Jaunes, Citalis et le tram train.
Le collectif précise que trois procédures judiciaires sont en cours, dont une au tribunal administratif, qui conteste la validité de la déclaration d’utilité publique. Les deux autres affaires doivent concerner directement les expropriés.
La SODIAC, elle, semble garder le cap. Selon des sources municipales, la mairie souhaite mener à bien ce projet, qu’elle juge structurant. Elle souhaite faire de Saint-Denis un puissant pôle économique. Affaire à suivre...
Bbj
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