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Gérard d’Aboville à La Réunion
19 janvier 2007

Gérard d’Aboville n’est pas seulement le valeureux marin que l’on connaît. Il s’est également beaucoup impliqué dans la politique. Il a notamment été, pendant 5 ans, Député au Parlement européen. Au sein de cette institution, il s’est immédiatement impliqué dans la Commission de la pêche. Puis, il a été nommé au sein du Conseil économique et social.
Après avoir rendu un premier rapport sur la situation de la pêche en Métropole, en 2005, il lui a été demandé de rédiger un autre travail sur ce secteur, mais dans les DOM. Après s’être rendu en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie, il est arrivé le 11 janvier à La Réunion pour passer en revue les différents acteurs du domaine. En outre, il a pris 2 jours, au cours de ce voyage, pour se rendre à Mayotte. Sa dernière étude de terrain portera naturellement sur les Antilles. Enfin, le rapport devrait être rendu en juin 2007.
Au cours de la Conférence de presse qu’il a donnée avant-hier, quelques heures avant de s’embarquer sur “La Boudeuse”, il a mis en évidence certains faits. Tout d’abord, par rapport à la Métropole, le secteur de la pêche n’est pas autant sinistré. En effet, les ressources halieutiques sont beaucoup plus abondantes. Cependant, tout n’est pas facile pour autant. Il faut notamment lutter contre les flottes étrangères qui font des prises sans vergogne. Interrogé sur le rôle de la Commission de l’Océan Indien (COI) dans la lutte contre la pêche illégale, le marin a répondu que les efforts entrepris restaient trop faibles. Une vraie volonté politique doit être montrée. Il propose que les revenus issus de la pêche, dite industrielle, soit affectée, par le biais d’une taxation intelligente, à la promotion d’une pêche soutenable.
D’autres points ont étonné le navigateur. Par exemple, la consommation de poissons des Réunionnais est très basse. En outre, il faudrait que le secteur de la pêche peï s’organise afin que la consommation des armateurs locaux soit mieux valorisée. Il souhaite également que la pêche vivrière soit plus structurée. Les conditions d’hygiène sont à améliorer.
On peut regretter que Gérard d’Aboville se soit autant intéressé à la pêche hauturière et non à la pêche à pied.
M.D.
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Messages
22 janvier 2007, 08:23, par espadat
C’est plutôt à la CTOI (Commission Thonière de l’Océan Indien- www.iotc.org) de s’occuper de ces questions de surveillance des pêches dans la zone, la question est forcément internationale et demande une coordination de tous les pays pêcheurs, riverains et forains (un programme est actuellement en cours de mise en place)...la COI pourra certainement appuyer ces initiatives, mais certainement pas agir seule...ou alors pourra-t’elle financer (comme pour le programme scientifique de marquage de poissons qu’elle finance abondamment actuellement, au bénéfice de tous, pas seulement des pêcheurs de la COI...)...Enfin, D’Aboville n’avait aucun mandat pour s’intéresser à la pêche à pied, dont la problématique est tout à fait différente : c’est plutôt aux gestionnaires réunionnais, par le bias de la GIZC (Gestion Intégrée des Zones Côtières) notamment, et au Parc Marin, de bien prendre en compte ce secteur, qui représente tout de même de l’activité, un savoir-faire patrimonial et des revenus réels pour plusieurs dizaines de familles sur tout le littoral réunionnais...