La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Aides aux familles défavorisées
15 janvier 2009

Plus qu’une épicerie sociale, Soubic (Secours Opérationnel Urbain Boutique d’Initiative Communautaire) est un accompagnement de la personne. Le but de l’association est d’aider les personnes en difficulté financière à faire des économies sur leur budget allouée à l’alimentation. Soubic fête ses 10 ans en 2009.
Soubic a été créé à l’initiative du CCAS (Centre Communal d’Action Social) de Saint-Denis, du Secours Catholique, de la Croix-Rouge et de l’association des Musulmans de La Réunion. « Les gens demandaient des denrées alimentaires à la Mairie de Saint-Denis. Il fallait mettre en place une structure pour subvenir à leurs besoins, mais aussi une structure qui leur apprenne à solutionner leurs problèmes », explique Élise Rangoulaman, présidente de Soubic.
Ce sont les travailleurs sociaux qui proposent à l’épicerie sociale les dossiers des personnes en difficulté. Après un entretien avec le référent social et la famille concernée, la structure décide de venir en aide ou pas aux personnes. En 2008, il y a eu 126 demandes pour 86 contractualisés. Être pris en charge par l’association veut dire bénéficier d’avantages conséquents. Les bénéficiaires payent 10% du prix des produits - uniquement des denrées de première nécessité - qu’ils achètent. « Venir à Soubic, c’est accepter de devenir responsable en signant un contrat d’objectif, par exemple régler ses dettes ou acquérir un logement. Si les économies réalisées grâce à l’épicerie sociale servent à autre chose qu’à la réalisation de cet objectif, le contrat est résilié. Soubic doit servir à concrétiser un projet et pas simplement à faire des économies », insiste la présidente. Elle ajoute que le passage à Soubic se termine généralement par une réalisation du contrat d’objectif.
Pour le suivi des familles, une procédure stricte est respectée. « Une conseillère de Soubic monte le projet de la famille. Elle suit ses dépenses et ses économies hebdomadairement. Un suivi budgétaire est ainsi mis en place », note Élise Rangoulaman. Le contrat type d’aide est de 3 mois, renouvelable une seule fois. Les courses se font une fois par semaine, le mardi matin ou le jeudi matin. Des bénévoles aident les familles à choisir les denrées afin que l’alimentation soit la plus équilibrée possible.
L’épicerie organise aussi des ateliers collectifs. Ainsi, un atelier avec une socio-esthéticienne a été mis en place en collaboration avec le CHR Félix Guyon. « Il s’agit de valoriser l’image de soi », indique la présidente. Des ateliers ponctuels sont aussi organisés sur le cancer, les maladies cardiovasculaires, le SIDA ou encore le diabète.
Mais l’épicerie sociale est soumise à plusieurs difficultés. La première est son approvisionnement. En effet, la structure paye les produits au plein tarif pour les revendre par la suite à 10% de leur valeur. De plus, travaillant sur des quantités restreintes, l’épicerie n’a pas accès aux tarifs de gros pratiqués par les centrales d’achats. « Des opérations caddies sont organisées deux à trois fois par an devant les grandes surfaces, cela nous aide énormément », souligne Élise Rangoulaman.
Une difficulté vient de la baisse des subventions allouées à l’association. Or, Soubic a besoin d’un budget conséquent car en plus des 15 bénévoles, la structure emploie 3 salariés. « Ils sont indispensables au bon fonctionnement de l’association, mais grèvent le budget par leurs salaires. Il nous faut donc plus d’argent », insiste la présidente.
Le projet principal de l’association pour 2009 est de créer un atelier cuisine dans ses locaux. Elle souhaite également offrir aux enfants des familles un atelier de dessin pour Noël. Soubic aimerait aussi étendre son action aux écarts de Saint-Denis. « Les personnes habitants la Montagne ou Bois de Nèfles hésitent à venir car nous leur vendons aussi du congelé. Cela pose un problème de rupture de la chaîne du froid s’ils utilisent les transports en commun », déclare Élise Rangoulaman.
À noter enfin que Soubic recherche un gestionnaire pour démarcher les grossistes afin de faciliter son approvisionnement en denrées alimentaires.
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Messages
13 avril 2010, 12:51
c est bien ce que vous faites mais ne croyez-vous pas que les gens préféreraient qu on leur donne du travail les mairie devraient faire plus de c u i je suis sure que les gens seraient content
10 septembre 2011, 10:48
j’aimerais etre benevole.Puis-je avoir un numero de téléphone ?Merci.
11 octobre 2011, 13:27
02.62.21.15.05