Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
7 mars 2009

Cette journée du 8 mars est une œuvre socialiste à l’initiative de Clara Zetkin à Copenhague en 1910.
En 1975, les Nations Unies décident d’observer la Journée Internationale de la Femme.
En France, c’est en 1982 que le gouvernement Mauroy, sur proposition d’Yvette Roudy, rend cette journée officielle.
Les droits des femmes est un combat de chaque instant et l’affaire de tous les Réunionnais et Réunionnaises, et nous, les socialistes de La Réunion, nous sommes totalement dans ce combat. Ce combat de tous les instants (au-delà de la journée du 8 mars) est un défi majeur de la société réunionnaise.
Aujourd’hui, les femmes payent le lourd tribut des situations d’injustices et de discriminations.
Ce sont elles les premières victimes :
du chômage ;
de la précarité de l’emploi (temps partiel et conditions de travail difficiles) ;
des violences notamment conjugales (vrai fléau de la société réunionnaise) et ce sont elles pourtant qui s’occupent des enfants, de la famille, des tâches domestiques, qui gèrent le budget des ménages malgré la vie chère, et qui tiennent donc la société réunionnaise.
Les femmes réunionnaises représentent la majorité des 52% des Réunionnais qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Les femmes réunionnaises sont le véritable pilier de la société réunionnaise.
Ces constats inacceptables de la situation des femmes réunionnaises m’amènent en tant que Secrétaire Fédérale du Parti Socialiste déléguée aux Droits de la Femme et l’ensemble des socialistes avec moi à exiger que rapidement soit mise en œuvre une politique ambitieuse, courageuse et volontariste sur cette problématique.
La loi-cadre (avec ces deux volets prioritaires : prévention et réparation) doit être votée le plus rapidement possible :
- toute plainte de femmes victimes de violences doit faire l’objet d’une instruction judiciaire ;
- l’accent doit être mis sur l’éducation des garçons pour qu’ils apprennent dès leur plus jeune âge à rejeter la violence et à respecter les filles : « femm command pas le zhomm ».
Nous devons combattre l’image dégradante de la femme dans les supports publicitaires avec la plus grande vigueur.
Nous devons exiger qu’ici à La Réunion, toutes les femmes aient le même salaire que les hommes à compétence égale ; et qu’il y ait autant de femmes cadres dans les dirigeants d’entreprises que d’hommes.
Nous refusons que les femmes réunionnaises soient contingentées dans les emplois précaires sous-payées, licenciables à volonté, ou corvéables à merci ou préposées au café.
L’objectif d’avoir autant de femmes conseillères générales, maires, dans les commissions permanentes des collectivités, dans les lieux de décisions que d’hommes doit être un combat de tous les jours.
On voit au-delà de la Journée de la Femme (Journée du 8 Mars), qui a une forte valeur symbolique, que la lutte pour les droits des femmes réunionnaises est un maillon essentiel et indispensable pour une société plus juste, plus responsable et plus humaine, et que nous, socialistes, appelons de nos vœux.
J. D’Hort
Secrétaire Fédérale du Parti Socialiste,
Déléguée aux Droits de la Femme
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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