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4 juin, parNos peines
Un plan global de lutte contre la maladie
3 novembre 2017

Face à des questionnements devant un risque sanitaire pour l’homme que pourrait présenter cette maladie, le préfet de La Réunion tient à affirmer sans ambiguïté que la leucose est une maladie animale spécifique des bovins et qu’elle ne présente donc strictement aucun danger pour l’homme : aucune transmission de la maladie bovine à l’homme n’est possible ni par le contact avec des animaux vivants ni par la consommation de lait et de viandes.
Cette maladie fait l’objet de mesures de lutte en métropole pour maintenir un statut sanitaire indemne de Leucose nécessaire pour l’exportation d’animaux vivants.
A La Réunion, du fait de l’absence d’exportation de bovins et de la présence diffuse du virus sans impact sanitaire avéré sur les élevages comme précisé dans l’avis de l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) du 23 juillet 2015, le ministère en charge de l’agriculture a dispensé La Réunion de l’application des dispositions en vigueur sur le reste du territoire national au travers de deux arrêtés ministériels publiés en 2015.
Si le Conseil d’État a pu demander le 20 mars 2017 l’annulation sur la forme des deux arrêtés ministériels, il n’a en aucun cas remis en cause l’objectif de ces textes et la nécessaire adaptation des mesures de lutte contre la leucose à la particularité de la situation épidémiologique de La Réunion.
Cette adaptation s’est concrétisée dans le cadre du nouvel arrêté ministériel qui est entré en vigueur le 1er novembre 2017. Cet arrêté exclut les élevages bovins de La Réunion de l’application des mesures de police sanitaire. Sous le pilotage sanitaire du conseil régional d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CROPSAV) qui regroupe l’État, les collectivités territoriales et les partenaires du monde agricole (professionnels agricoles, la chambre d’agriculture et les organismes à vocation sanitaire), les élevages réunionnais se développent et recherchent une production locale de qualité tout en assurant un revenu pérenne pour les éleveurs. Un plan global de maîtrise sanitaire bovin, ayant pour objectif de lutter contre l’ensemble des maladies des bovins, y compris la leucose, a ainsi été initié en 2016. Ce plan est centré sur 3 actions principales : la lutte contre les maladies, la lutte contre les insectes vecteurs et la réduction des mortalités.
Dans le cadre de ce plan, le nouvel arrêté prévoit la réalisation d’un dépistage sanguin annuel sur tous les bovins de plus de 12 mois. Ce dépistage va permettre de disposer fin 2018 d’une cartographie des élevages atteints, sur la base de laquelle des mesures d’assainissement adaptées seront définies.
Les éleveurs les plus en difficulté font l’objet d’un accompagnement social. Ils ont été reçus individuellement et sont suivis pour apporter une assistance concrète. L’administration est engagée auprès des interlocuteurs les plus représentatifs des filières de l’élevage et conduit depuis plusieurs années un travail efficace, collectif et constructif.
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