Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Assemblée générale du Mouvement des chômeurs panonnais
13 juillet 2004

Hier, dans la salle Pandanus (ancienne église de Bras-Panon), le Mouvement des chômeurs panonnais (MCP) tenait son assemblée générale. À l’ordre du jour, il y avait notamment la modification de l’article 1 du statut.
La lecture des rapports moral, d’activité et financier, au titre de l’exercice 2003 étaient à l’ordre du jour de l’assemblée générale du Mouvement des chômeurs panonnais (MCP). Une occasion de revenir sur la politique du gouvernement, qui met en péril la population la plus défavorisée.
Créée depuis 1998, le MCP a développé une véritable stratégie basée sur la revendication et la dénonciation des incohérences de notre société. Dès 1999, le concept d’économie sociale et solidaire est né sur Bras-Panon. Et force est de constater l’influence de son action, puisque ses revendications sont sorties des seules frontières panonnaises.
Action d’accueil d’orientation du public en difficulté, village lontan et ses actions (semaine kréol, 20 désanm, kermesse de l’économie sociale et solidaire), actions liées au développement touristique, cybercase, actions autour de l’emploi : le rapport d’activité 2003 est un succès et les adhérents de l’association l’attestent.
Le MCP a reçu pour son exercice 2003 un total de 592.650,54 euros de subventions. Les actions de l’association, ainsi que les adhésions qui sont intervenues au cours de l’année 2003 représentent une recette de 9.682 euros. Ce qui donne une recette globale annuelle de 602.333 euros, alors que les charges de l’association (charges sociales et salariales, frais administratifs et de structures) représentent un montant de 592.662 euros pour l’année 2003. Suite à la lecture du rapport financier, le rapport général et spécial du commissaire aux comptes a été lu et approuvé.
Pour l’orientation qu’a décidé d’entreprendre l’association au cours de l’année 2004, il est toujours question d’emploi. Et comment faire autrement ? Face aux assauts du gouvernement, il importe de continuer à lutter et maintenir les structures et les actions déjà entreprises en faveur des plus défavorisés. Et réfléchir avec les autorités locales (et nationales) aux problèmes de l’insertion et de l’exclusion.
Par ailleurs, 5 motions ont été votées, au nom de l’association "Agir pou nout tout", nouveau nom de l’association, voté à l’unanimité. Les 5 motions mettent un point d’honneur à l’emploi, et placent l’État face à ses responsabilités, notamment sur les dossiers des emplois jeunes, des contrats emploi consolidé, contrat jeune en entreprise, du contrat d’insertion dans la vie sociale, et du Fonds Régional pour le développement et l’emploi.
"Nous avons vu juste et nous avons été justes", disait le président Jean-Hugues Ratenon... contre la politique de big-bang social orchestrée par le gouvernement actuel. "Mais je m’engage à continuer la lutte", poursuivait-il.
Bbj
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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