Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
20 septembre 2010, par

A l’occasion d’une conférence de presse à Saint-Pierre, dimanche matin, la CGPER a tenu à interpeller les autorités, notamment la Région, sur la possible réalisation de la déviation de la RN2, entre Asile et les Casernes.
Bien que cette route permettra de faciliter le trafic routier, elle risque de porter atteinte aux planteurs de cannes à sucre, qui voit plus de 50 hectares de terres perdues. Les usagers venant de Saint-Joseph pourront aller directement sur la 4 voies, qui mène au Tampon sans passer par le boulevard Bank. Cette déviation permettra, si le projet est signé, de contourner Saint-Pierre pour les usagers venant de l’Ouest et allant vers le Sud.
Une perte de terre à canne à sucre
Cette nouvelle déviation va entraîner une perte de terre à canne en zone irriguée de 51 à 72 hectares, dont le rendement est de 100 tonnes de cannes par hectare. « D’autant que certaines parcelles vont être divisé en deux par la route condamnant la plantation entière » explique Jean-Bernard Maratchia, de la CGPER. Des parcelles seront donc démembrées et certains agriculteurs devront travailler sur des superficies réduites à 1.500 m2.
« Il s’agit, si le projet est lancé, de la perte des meilleures terres de Saint-Pierre. Nous savons que des alternatives sont possibles, et que des terres peuvent être épargnées » ajoute Jean-Bernard Maratchia. De plus, la crise que vit actuellement le secteur de l’agriculture et notamment les planteurs de canne à sucre, ne va pas s’arranger si des parcelles de terre sont retenues pour cette nouvelle route, a indiqué la CGPER.
D’autres solutions possibles
Les agriculteurs n’ont toujours pas reçu les conclusions de l’enquête publique terminée le 12 juillet. Mais la CGPER et la Chambre d’agriculture attestent qu’il existe d’autres terres permettant la construction de cette route. D’ailleurs, un autre projet avait été accepté par la DDE et la DASS qui demandait moins de terre, et proposé de prendre les réserves entre la route nationale de Grand Bois et le boulevard Bak. Cependant, les deux instances « craignent que ce silence signifie une décision défavorable à la préservation du foncier agricole ».
En attendant, la fin de la concertation à propos de la déviation de la RN2, entre Asile et les Casernes. La CGPER appelle les autorités à revoir le projet actuel, et à tenter de trouver d’autres solutions, « qui existent », pour construire cette route.
Céline Tabou
Nos peines
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