Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Fondation France Outre-mer
2 juillet 2007

Parmi les objectifs du comité présenté samedi, la lutte contre la corruption, considérée comme handicap au développement.
« Aucun développement durable n’est possible si dans les faits, cela n’est pas serein, pas transparent », « la corruption est la plus lourde menace au redressement économique et à l’enracinement des valeurs de la démocratie », tel sont quelques mots d’ordre du Comité local consultatif de la Fondation France Outre-mer, constitué samedi autour de plusieurs associations. Parmi les organisateurs et les invités, on remarque notamment la CACEP, Coll’air ou Momon papa lé la.
« Les événements du jour à la "une" des journaux nous donnent raison », affirme Samuel Mouen. Dans les gros titres de la presse de samedi : l’annulation de recrutements opérés à l’Université pour non-respect de la procédure, et les méthodes employées par le maire de Sainte-Rose lors d’une altercation avec son principal opposant.
Des faits d’actualité
« L’actualité nous montre qu’il faut faire quelque chose contre l’inacceptable qui n’est pas de nature à favoriser un climat de sérénité », poursuit Samuel Mouen qui détaille les différentes missions de ce comité consultatif local de moralisation de la vie publique et de lutte contre la corruption.
Il s’agit notamment de « contribuer à éduquer et à sensibiliser les citoyens sur tout fait contraire à l’éthique » ; de « détecter tout phénomène de corruption », de militer pour renforcer les outils législatifs de lutte contre la corruption, notamment en interdisant à vie toute fonction élective à une personne coupable de ce délit ; de combattre les « achats de conscience, les pot de vin, les dessous de table, les arrangements occultes » ; « d’amener toute personne désirant accepter une fonction élective dans la vie politique à faire une déclaration de son patrimoine avant l’exercice d’un mandat politique et à la fin de celui-ci » ; de sanctionner dans la transparence toute faute ou « crime économique » ; de contribuer à réduire le « pouvoir discrétionnaire » de certains fonctionnaires et « à rendre accessible au public et aux usagers des administrations, les règles et les procédures en vigueur ».
La création du comité consultatif s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’un organisme indépendant, pour « la sensibilisation, l’information et la mobilisation de la société civile contre la corruption ». Un comité qui veillera à la rigueur de la gestion des comptes publics et qui n’hésitera pas à saisir les juridictions compétentes en cas de soupçon.
« C’est un vaste chantier de la moralisation de la vie publique que nous souhaitons entreprendre », a ajouté Samuel Mouen, « il n’y a pas de petites corruptions, toutes les corruptions doivent être combattues partout et tout le temps ».
L’installation du comité consultatif devait se prolonger par la création d’un Conseil des sages.
Manuel Marchal
Nos peines
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