Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
29 décembre 2007

Très soutenue, Valérie Bègue a été élue pour la deuxième fois Miss France 2008. Geneviève de Fontenay, qui avait menacé la jeune Réunionnaise de destitution suite à des clichés suggestifs de la belle parus dans la presse, a été contrainte de faire marche arrière. Même si la ’fautive’ ne pourra participer à des concours de beauté internationaux.
Tous les supporters de Valérie Bègue, célèbres ou anonymes, peuvent enfin respirer. Vendredi matin, à l’issue d’une brève et très attendue rencontre avec la presse, le comité Miss France a tranché : la ravissante lauréate de l’édition 2008, menacée de destitution, conservera bien la couronne conquise avec charme le 8 décembre dernier, devant ses consœurs de Nouvelle-Calédonie et du Pays-de-Loire. Seul bémol, elle devra laisser la place à sa première dauphine lors des concours internationaux. En tout état de cause, la décision prise met fin à une semaine d’agitation médiatique, vécue comme une révolution dans le royaume rose bonbon de Geneviève de Fontenay.
Résumé des épisodes précédents
Tout commence le 21 décembre dernier. Sur 12 pages (!), le magazine “Entrevue” publie une série de clichés "suggestifs" de la sculpturale Réunionnaise. Des photos, la montrant notamment en allégorie du Christ sur la croix dans le bleu azur d’une piscine, qui ont depuis fait le tour du web. Et qui n’ont pas manqué de provoquer l’ire de sa patronne au légendaire chapeau. Vendredi dernier, sur Europe 1, Geneviève de Fontenay avait carrément réclamé la démission de sa nouvelle protégée, au motif que son comportement faisait entorse au règlement établi par le Comité Miss France. « Si j’avais été au courant, elle n’aurait jamais été admise à l’élection de Miss France. Je ne me vois pas me promener dans mes provinces escortée d’une fille comme ça ».
Une bonne foi également mise en avant par la belle. D’abord parce que les clichés ont plus de trois ans, ensuite parce qu’elle n’a jamais autorisé leur publication dans la presse. Elle a d’ailleurs intenté un procès au magazine “Entrevue”. Au terme du deal conclu vendredi, elle s’est engagée reverser les possibles dommages et intérêts à des associations caritatives.
Le soutien de toute La Réunion
Soutenue par toute La Réunion, y compris par l’évêque de l’île, prêt à absoudre ses "pêchés de jeunesse", Valérie Bègue avait rapidement attiré à elle de nombreux appuis. « Je soutiens complètement Miss France, avait ainsi indiqué Nikos Aliagas dans les colonnes du “Parisien”. Tu ne peux pas donner du rêve et le reprendre. L’obliger à démissionner, c’est trop dur », avait ajouté le maître de cérémonie de la Star Academy. Face à la résonance prise par le scandale, Christian Estrosi, le Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer, avait même été contraint d’intervenir. « J’ai tenu à appeler Mme de Fontenay afin de lui dire qu’au-delà de la stricte application du règlement, c’était l’image d’un des plus beaux territoires de France qui risque d’être ternie, et le choix de millions de citoyens français présents sur les trois océans qui serait remis en cause », avait-il déclaré au “Journal de l’île de La Réunion” avant le verdict de vendredi.
Autant d’arguments qui ont donc conduit Geneviève de Fontenay, en outre accusée de racisme par certains élus ultra-marins, à mettre de l’eau dans son vin. Valérie Bègue ne subira donc pas le sort de Laeticia Bléger, Miss France 2004, qui avait été suspendue six mois pour un grief similaire. Sitôt l’heureuse issue connue, Christian Estrosi encore, soulagé par cette sortie de crise, a rendu hommage à « La Réunion, unie, au-delà des divergences politiques et des différences sociales, (qui) a su défendre avec cœur et avec talent Valérie Bègue ». Laquelle, le regard un peu perdu face à la nuée de photographes dépêchés dans le grand hôtel parisien où se tenait la conférence de presse, a tenu à fermer le ban : « Je suis heureuse de garder mon titre, je remercie Mme de Fontenay et je remercie tous ceux qui m’ont aidée », a-t-elle soufflé dans un franc sourire. Même si le plus dur commence pour elle : la cohabitation, un an durant, avec sa rigide patronne s’annonce en effet des plus épicées...
Tout est bien qui finit bien. Maintenant, passons aux choses sérieuses, comme disent de plus en plus de Réunionnais. Il est des combats et des problèmes autrement plus importants qui méritent aussi le soutien de toute la population.
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