Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Sciences et informatique
22 novembre 2004

L’Association réunionnaise des professionnels des technologies de l’information et de la communication (@rtic) et l’Institut de recherche en mathématiques et informatique appliquées (IREMIA), un laboratoire de l’Université de La Réunion, ont signé vendredi une convention-cadre, pour le renforcement des échanges entre chercheurs et industriels.
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Une table-ronde organisée à la Maison régionale des sciences et de la technologie (MRST) dans le cadre de la semaine de la Science, a réuni vendredi des scientifiques et quelques industriels - représentés par l’@rtic, une association regroupant près de 80 entreprises réunionnaises -, impliqués dans le développement des TIC. Il y a beaucoup été question des aides aux chercheurs, des moyens donnés à la recherche (dans le DOCUP actuel et pour celui à venir), des services de l’Association Technopôle de La Réunion (ATR) et en particulier de l’incubateur - l’un des 31 incubateurs publics existant en France - le seul créé outre-mer.
Dans le domaine des NTIC, les crédits État-Région-FEDER financent une dizaine de projets de recherche publique. La création de l’incubateur a permis, après trois ans, l’émergence de nouveaux projets "dans un partenariat public-privé" a noté un participant, dans un questionnement sur la suite des financements. Les interrogations des participants ont porté aussi sur les possibilités de faire appel à des chercheurs extérieurs à l’université, maintenant que des grandes entreprises (IBM, entre autres) manifestent un intérêt à s’associer à des entreprises réunionnaises, ce qui n’était pas le cas il y a encore deux ans.
Sylvie Lemaire, chargée de mission pour les TIC à la Région, a observé que La Réunion "a gagné en crédibilité" et qu’il reste à faire savoir quelles sont les compétences identifiées. "On a de très petites entreprises qui, quelquefois, cherchent les moyens de faire de la recherche. Pourquoi iraient-elles chercher des partenaires et des financements en France alors qu’ils sont ici ?" a-t-elle dit. Certains réflexes semblent avoir la vie dure...
Dans la foulée, l’@rtic - regroupant des entreprises des TIC qui “pèsent” quelque 3.000 emplois - et l’IREMIA dont les musiciens avaient investi vendredi le hall d’entrée de la MRST, ont signé une deuxième convention venant renforcer celle de 1999.
Par cette convention, les deux parties s’engagent à renforcer les échanges “Recherche-industrie TIC” dans une coopération renforcée entre chercheurs et industriels. Dans un deuxième volet, cette convention vise au développement de la filière TIC dans l’océan Indien et en Afrique francophone où existe "un marché délaissé par l’Europe et par l’Afrique du Sud anglophone", estime Bruno Millot, président de l’@rtic.
"L’Afrique francophone, ce sont des marchés de taille humaine auxquels nos produits peuvent s’adapter, si nous surmontons les difficultés d’accès et de sécurisation en matière financière. Ces problèmes ne sont pas incontournables. Nous sommes en mesure de traiter depuis La Réunion des données pour un pétrolier travaillant au Sénégal", a notamment déclaré le président de l’@rtic, cité par la PANA.
P. David
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