Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Fin du Sommet mondial de la société de l’information
22 novembre 2005

Les principes et éléments dont il a été convenu la semaine dernière lors du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) ont marqué le tournant d’une nouvelle page dans le cadre de l’internationalisation en cours de la gouvernance de l’Internet. Au cours des années à venir, le renforcement constant de la gestion régionale et nationale des ressources de l’Internet va garantir les intérêts et droits nationaux des pays dans la gestion de leurs propres ressources d’Internet, tout en maintenant une coordination globale.
En ce qui concerne les mécanismes de financement, le document final du SMSI a réaffirmé les accords passés à Genève selon lesquels les Technologies de l’information et de la communication (TIC) étaient un instrument essentiel dans les stratégies de développement nationales. Pour cette raison, le financement du déploiement des TIC est essentiel pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement, indique une partie du document publié à Tunis.
Ce document se félicite de la création du Fonds de solidarité numérique. Il souligne l’importance de fournir un accès de qualité et à moindre coût à la communication à tous les citoyens et souligne les inégalités qui existent actuellement.
Faire beaucoup plus rapidement
Il identifie aussi les domaines où les mécanismes existants peuvent être améliorés et où les TIC peuvent être considérées comme une haute priorité à la fois par les pays en développement et les partenaires au développement, sur la base d’engagements financiers existants tels que le Consensus de Monterrey.
Le sommet a reconnu que le financement des infrastructures des TIC ne peut être laissé uniquement à l’investissement public et que l’investissement privé et les forces du marché ne peuvent à elles seules "garantir l’entière participation des pays en développement dans le marché mondial des services de TIC". Il a encouragé le renforcement de la coopération et de la solidarité, ainsi que les politiques de développement nationales qui soutiennent un environnement favorable et compétitif. Les délégués au SMSI ont convenu lors de la cérémonie de clôture vendredi à Tunis, qu’il était désormais temps de transformer les principes en actions.
Bien que plus de 2.500 projets ont été entrepris pour combler le fossé numérique entre la première et la deuxième phase du SMSI, le document final de Tunis insiste clairement sur le fait qu’il faut faire encore beaucoup plus rapidement.
Trois piliers
L’Agenda de Tunis établit une liste spécifique des éventuels modérateurs pour chacune des lignes d’action adoptées par la première phase du Sommet à Genève. Pour coordonner ce travail, l’UIT (Union internationale des télécommunications) va bientôt convoquer, en collaboration avec l’UNESCO et le PNUD, une réunion des "modérateurs des lignes d’action", qui représentent les trois piliers de la Société de l’information, à savoir les infrastructures, le contenu et le développement.
Un accord sur Internet
La création proposée d’un nouveau Forum de gouvernance sur Internet (IGF) qui sera administré par le Secrétaire général de l’ONU fait partie des avancées du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) qui s’est déroulé la semaine passée à Tunis, en Tunisie.
Le rôle de l’IGF sera d’encourager et de permettre un dialogue entre plusieurs parties sur les questions de politique publique et de développement. Il va fournir une plate-forme de discussion sur les questions politiques transversales qui ne sont pas abordées de manière adéquate par les mécanismes actuels. L’IGF sera mise sur pied au cours de la première moitié de l’année 2006, alors que sa première réunion se tiendra à Athènes à l’invitation du gouvernement de la Grèce.
L’IGF va faciliter un échange des informations et des meilleures pratiques et aider à trouver des solutions aux préoccupations des utilisateurs quotidiens découlant de l’utilisation et du mauvais usage de l’Internet, identifier les problèmes émergents et les porter à l’attention des instances de prise de décision concernées et si le besoin s’en fait sentir, faire des recommandations.
Elle va tirer des ressources de toutes les parties intéressées, y compris de l’expertise éprouvée de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Cependant, l’IGF n’aura pas de fonction de surveillance et ne remplacera pas les accords, mécanismes, institutions ou organisations existants. Il ne sera pas impliqué dans la gestion quotidienne et l’exploitation technique de l’Internet.
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