Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Subventions aux opérateurs et aux usagers
11 juillet 2006

La Commission européenne donne le feu vert à un financement public destiné à combler la fracture numérique en Grèce.
La Commission européenne a autorisé une initiative des autorités grecques visant à promouvoir la pénétration et la couverture du haut débit dans les régions du pays dans lesquelles les avantages que procure cette technologie sont encore difficilement accessibles pour les citoyens et les entreprises. Cette aide s’élève à 210 millions d’euro.
Pour Neelie Kroes, membre de la Commission responsable de la concurrence, "ce projet permettra aux particuliers et aux entreprises de tirer pleinement parti de l’économie de la connaissance. Il s’inscrit dans le droit fil de la politique de la Commission tendant à promouvoir les communications à large bande dans les régions rurales et reculées, ainsi que des règles communautaires en matière d’aides d’État".
La Grèce se compose pour l’essentiel de nombreuses zones montagneuses et insulaires à très faible densité de population. Il s’ensuit que les fournisseurs de réseaux à large bande ont jusqu’ici centré leurs activités principalement sur les zones métropolitaines d’Athènes et de Thessalonique.
Le projet a donc pour ambition de combler la fracture numérique entre ces deux villes et le reste du pays. Il s’oriente autour de deux grands axes. Le premier a trait à l’offre et prévoit l’octroi de fonds en faveur de la fourniture de services d’accès à haut débit par les prestataires de services. Le second a pour objet le financement d’actions spécifiques visant à stimuler la demande, telles que l’achat d’ordinateurs et de modems et le recours à d’autres services afférents à Internet (tels que la formation) par les usagers. Un budget total de 210 millions d’euros a été alloué au projet, qui est à ce jour le plus ambitieux en matière de communications à large bande jamais entrepris par un État membre.
"Le projet poursuit un objectif de cohésion évident et devrait être cofinancé par les Fonds structurels européens", estime un communiqué de l’Union européenne pour qui il se situe "dans la droite ligne des efforts déployés par la Commission pour combler la fracture numérique".
Résolution des députés du Parlement européen
Rassemblement contre la censure sur Internet
Le Parlement européen a adopté, jeudi 6 juillet, une résolution commune aux groupes PPE-DE, PSE, ADLE, Verts/ALE, GUE/NGL et UEN, par 65 voix pour, 0 contre et 2 abstentions. Le texte s’attaque aux entraves à la liberté d’expression sur Internet instaurées par certains gouvernements, et tolérées par certaines grandes entreprises.
Dans la résolution adoptée par les groupes parlementaires, l’Assemblée "réaffirme que la liberté d’expression est une valeur fondamentale partagée par tous les pays de l’UE et qu’ils doivent prendre des mesures concrètes pour la défendre". Il demande, à cet égard, au Conseil de l’UE et à ses États membres de se mettre d’accord sur une déclaration commune confirmant leur engagement vis-à-vis de la protection des droits des internautes et de la promotion de la liberté d’expression sur Internet dans le monde entier.
Les députés condamnent les limitations relatives au contenu d’Internet imposées par des gouvernements et "qui ne sont pas strictement conformes à la garantie de la liberté d’expression", ainsi que l’emprisonnement de prisonniers politiques. Ils rappellent que la liberté d’expression est l’une des questions prioritaires du dialogue entre l’UE et les pays tiers. Ils souhaitent en outre faire dépendre les programmes d’aide de l’UE aux pays tiers concernant le développement des technologies de l’information de la possibilité pour les citoyens des pays concernés d’avoir accès à Internet de façon intégrale et sans entrave.
Le Parlement exprime ainsi sa préoccupation face aux politiques adoptées par certaines grandes entreprises Internet, "telles que Yahoo, Google et Microsoft", "qui se soumettent, directement ou indirectement, aux demandes de censure émanant du gouvernement chinois".
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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