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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Journée mondiale
4 mai 2010

De hauts responsables des Nations unies ont plaidé lundi en faveur de la promotion du droit universel à l’information publique et aussi pour la garantie de la sécurité de tous les travailleurs de la presse, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
"Certains journalistes sont intimidés et connaissent la détention et risquent même leurs vies simplement pour avoir exercé leur droit à la collecte et à la diffusion d’informations", a déploré le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.
L’année dernière, l’Organisation des Nations unies pour la Science, l’Education et la Culture (UNESCO) avait condamné le meurtre de 77 journalistes.
Dans son message à l’occasion de la journée célébrée ce lundi, M. Ban Ki-moon a, pour sa part, condamné ces meurtres et souligné que les victimes n’étaient pas des reporters de guerre chevronnés tombés dans le feu de l’action.
"La plupart d’entre eux travaillaient pour de petites publications locales en temps de paix et ont été tués en essayant d’exposer les malversations ou la corruption", a-t-il indiqué, insistant pour que leurs auteurs soient traduits devant la justice.
"Tous les gouvernements ont le devoir de protéger les travailleurs de la presse", a souligné M. Ban Ki-moon, ajoutant que "l’impunité encourage les criminels et les meurtriers, de même qu’elle conforte ceux qui ont quelque chose à cacher".
Il a cependant salué la nouvelle tendance mondiale vers de nouvelles lois qui reconnaissent le droit universel à l’information publique, avant de regretter que ces décisions n’ont pas toujours été appliquées.
M. Ban Ki-moon a également insisté sur le libre accès à l’information avant de rappeler que "les demandes pour une information officielle sont souvent refusées ou reportées, quelquefois pendant des années".
"Des fois, un mauvais traitement de l’information est à blâmer. Mais très souvent, ceci est dû à la culture de la discrétion et à l’absence du devoir de rendre compte", a-t-il noté.
La directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déclaré de son côté que les organisations et les gouvernements ont le devoir de partager ou de mettre rapidement l’information qu’ils détiennent à la disposition de tous ceux qui le désirent, conformément au droit à l’information reconnu à la population.
Mettant en exergue certaines avancées récentes, elle a souligné que de plus en plus de pays adoptent la loi sur la liberté de la presse qui facilite le contrôle des actions de l’Etat tout en renforçant la responsabilité publique des gouvernants.
La directrice de l’UNESCO a également exhorté les gouvernements, la société civile, la presse et les individus à travailler ensemble avec l’UNESCO pour la promotion de la liberté de la presse.
L’organisation célèbre la journée mondiale de la liberté de la presse en organisant une conférence internationale de deux jours à Brisbane, en Australie, en faveur des professionnels des médias sur le thème : "La liberté de la presse : le droit à l’information".
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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