La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
30 octobre 2010

Depuis l’annonce publique, mardi dernier, de la fermeture de Radio Kanal océan indien, une vague de sentiment s’exprime en faveur d’un média installé au cœur du peuple.
Il y a cette dame qui, visiblement émue, appelle le standard. Elle est malvoyante, dit-elle, et Kanal océan indien, avec ses émissions réunionnaises, lui permet d’être en contact avec le monde. Un homme, malvoyant lui aussi, dit avec quel plaisir il écoute l’émission de Riki, à l’écoute d’un monde culturel bouillonnant.
D’autres auditeurs déclarent : « Nous ne savons pas lire ». Avec Kanal océan indien, ils prennent connaissance de l’actualité. Ils ont aussi la possibilité unique de la décrypter et de participer aux débats. Combien des 10.000 auditeurs d’alon kozé auraient-été totalement exclus de la compréhension et de la participation, sans la possibilité offerte par la radio, de prendre part aux débats ?
Après l’émotion, les propositions
Mieux : les auditeurs commencent à se mobiliser et à s’organiser, dans le but de sauver la radio. Au Port, on propose un dîner dansant pour recueillir des fonds. Même proposition à Sainte-Rose. Un producteur culturel dit son admiration pour l’émission de Riki, et, à l’antenne, propose une rencontre afin de dégager des solutions. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux, à vouloir désormais passer à l’action. C’est de la base, aujourd’hui, que vient la volonté de garder ce média populaire. Et c’est cette base qui prend l’affaire en main. « Perdre cette radio serait pour nous comme une mutilation », s’exclame un auditeur de Kanal océan indien.
L.D.B
Réactions et soutiens
• Julie, Saint-Leu
« Je lance un coup de coeur, et accorde toute ma sympathie à toute l’équipe, j’espère que la radio va continuer. Mèt la main ensemb pour sauver la radio ».
• Nelson Técher, Sainte-Rose
« Nous avons décidé, la section PCR de Sainte-Rose, d’organiser un dîner dansant, le 19 novembre, au restaurant des Trois Marins. Le but est d’apporter une contribution à la radio, pour la sauver ».
• Jonas, Saint-Denis
« Cette radio va toujours exister, nous allons tous travailler pour que cela soit vrai ».
• Expédite, Sainte-Marie
« Je suis brisée, il faut maintenir cette radio ».
• Goergé, Saint-Louis
« Je suis malvoyant, je ne pourrai pas continuer sans cette radio. Cette radio doit toujours rester là, parce qu’elle est mon soutien, mon coeur. Merci beaucoup pour la musique ».
• Christine, Tampon
« Je suis non-voyante, et vraiment déçue d’entendre que la radio va fermer. Je contribue avec Goergé à trouver des chansons, que les gens ne trouvent. En tant qu’handicapé, nous avons un réconfort avec cette radio, car il n’y a rien pour les handicapés à La Réunion ».
• Kreol com zot mêm
« Cette radio ne doit pas fermer, il faut que tout le monde mette la main pour garder notre radio. La douleur est trop forte ».
• M du Sud
« Je lance un appel à tous les Réunionnais, il faut sauver la radio. Nous allons perdre notre histoire, et mettre à mal notre avenir avec la fermeture de la radio ».
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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