Visite à La Réunion de Rima Abdul Malak, ministre de la Culture

Sauver « le Quotidien » : le rassemblement s’élargit

30 novembre 2023, par Manuel Marchal

Après avoir été reçu hier par Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, les salariés du « Quotidien » rencontreront aujourd’hui plusieurs dirigeants des plus importants syndicats de La Réunion. La mobilisation continue pour sauver « le Quotidien ». Pour les représentants du personnel, l’État doit intervenir financièrement. En effet, les médias de la presse à La Réunion n’ont pas droit à des aides réservées aux médias implantés en France. « Le Quotidien » doit bénéficier lui aussi de l’intégralité des aides publiques à la presse où il est éligible. Le versement rapide de ces aides pourra alors donner plus de visibilité pour continuer l’activité et sauvegarder environ 50 emplois. Cette revendication est chaque jour plus largement partagée.

Ce 29 novembre, des salariés du « JIR » et du « Quotidien » manifestaient devant la préfecture à Saint-Denis. Ils voulaient alerter Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, sur les difficultés de la presse quotidienne à La Réunion, menacée de disparition. « Le Quotidien » pourrait être liquidé et ne plus paraître à partir du 13 décembre.
Hier après-midi, Rima Abdul Malak, a reçu tout d’abord les dirigeants du « JIR » et du « Quotidien », avec de rencontrer à la préfecture une délégation des représentants du personnel des deux journaux.

L’État aidera le repreneur, selon la ministre

« Nous avons des aides à la presse qui ont été renforcés pour la presse des territoires ultramarins, nous garderons ces aides disponibles quand un repreneur se positionnera et moi, ce qui m’intéresse c’est d’accompagner la renaissance si repreneur il y a, pour que ces deux titres, et notamment le « Quotidien » qui est le plus en difficulté actuellement, puisse perdurer », a déclaré la ministre de la Culture à Réunion Première. « La menace qui pèse à brève échéance est la liquidation du « Quotidien » si une société ne présente pas rapidement une offre de reprise du média jugée suffisamment solide par l’administrateur judiciaire », a-t-elle ajouté.
Pour les représentants du personnel, l’État doit intervenir financièrement. En effet, les médias de la presse à La Réunion n’ont pas droit à des aides réservées aux médias implantés en France. « Le Quotidien » doit bénéficier lui aussi de l’intégralité des aides publiques à la presse où il est éligible. Le versement rapide de ces aides pourra alors donner plus de visibilité pour continuer l’activité et sauvegarder environ 50 emplois.

La seule offre refusée par l’administrateur judiciaire

Une offre proposée par un groupe extérieur englobait les deux quotidiens. Elle voulait mettre en commun tous les services, à l’exception des rédactions de chaque journal qui restaient indépendantes l’une de l’autre. Ceci aurait permis la poursuite de la parution du « JIR » et du « Quotidien ». Les deux journaux auraient alors été la propriété d’une seule société. Une solution était proposée pour régler le passif : le faire prendre en charge par l’État ou l’effacer. Pour sa part, la société apportait un peu plus de 30 000 euros pour prendre le contrôle de la presse écrite à La Réunion. Cette offre n’a pas été acceptée par l’administrateur judiciaire du « Quotidien ».

Égalité de traitement avec les médias de France

Les salariés du « Quotidien » poursuivent la lutte. Cet après-midi, ils rencontreront plusieurs dirigeants des plus importants syndicats à La Réunion, avant d’organiser une conférence de presse. Elle annoncera entre autres la Journée Portes ouvertes au « Quotidien » le samedi 2 décembre.
La mobilisation continue pour « le Quotidien » et les autres médias de La Réunion, qui doivent bénéficier de l’égalité de traitement avec les médias de France.
Cette revendication est d’ailleurs partagée par diverses sensibilités de l’échiquier politique réunionnais : le PCR, Ericka Bareigts, Philippe Naillet, Serge Hoareau…

M.M.

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