Médias

SNJ-Réunion : « Post injurieux : Thierry Robert doit s’excuser ! »

Liberté de la presse

Témoignages.re / 17 novembre 2017

Insatisfait de la publication d’un article révélant que sa voiture de député est une BMW X6M de plus de 100.000 euros, Thierry Robert a mis en ligne la photo de l’auteur de l’article. Le SNJ-Réunion demande au parlementaire de s’excuser.

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Rien n’arrête le député Thierry Robert. Ce jeudi 16 novembre, il met en ligne sur son mur Facebook la photo d’un journaliste du Journal de l’île de La Réunion, avec un commentaire particulièrement injurieux. Qu’on en juge : « Scoop au JIR. On connaît tous maintenant que Mr (…), journaliste au Journal intime de la Région, est atteint d’une grave maladie appelé en Kréol MALADIE MAL O KI. Je lance un appel aux réunionnais, si quelqu’un connait un médecin capable de soigner ça, faites moi signe, je lui payerai une ou plusieurs consultations (plusieurs certainement car ça doit être une maladie tenace). »

Dans ce post mis en ligne ce jeudi, M. Robert ne se contente pas de traiter notre confrère de « jaloux » ou « envieux », comme on pourrait le traduire en français. Il utilise volontairement une expression vulgaire, afin de mieux insulter un journaliste qui a eu le tort d’écrire et de signer un article critique dans une rubrique humoristique. Peut-être notre confrère a-t-il aussi le tort de travailler dans un journal dont la ligne éditoriale déplaît à l’élu saint-leusien.

M. Robert n’en est pas à son coup d’essai. Déjà en 2010, le maire de Saint-Leu avait publiquement mis en cause deux journalistes (un du JIR et un du Quotidien) pour des articles qui lui avaient déplu. En 2012, deux journalistes (une du JIR et un du Quotidien) sont agressés par ses militants lors d’une conférence de presse. Et en 2017, ce parlementaire récidive en injuriant publiquement notre confrère sur les réseaux sociaux.

C’EN EST TROP !

Le Syndicat national des journalistes s’insurge contre ces procédés indignes d’un élu du peuple qui se croit au-dessus des lois. Le SNJ exige a minima des excuses publiques, et soutiendra notre confrère en cas de procédure judiciaire.