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Liberté de la presse
9 janvier 2015

Les forces de sécurité somaliennes ont arrêté cinq journalistes lors de deux opérations séparées au cours du week-end à Mogadiscio, et trois d’entre eux étaient encore en détention mardi, a appris le Comité pour la défense des journalistes, (Committee to Protect Journalists, CPJ).
Dans un communiqué remis à la PANA, le CPJ a révélé que les forces de sécurité somaliennes avaient arrêté samedi, trois journalistes de la chaîne indépendante, Radio Risaala, et procédé à sa fermeture.
Les journalistes – le directeur Mohamed Abdiwahab Abdullahi, le rédacteur en chef, Mohamed Kafi Sheik Abukar et le reporter Mohamed Abdi Ali- avaient été arrêtés en relation avec des informations relayées vendredi sur un présumé cas de malade d’Ebola qui vivrait dans la région du Bas Shabelle, en Somalie.
Le ministre somalien de la Santé avait réfuté ces allégations dans un bref communiqué de presse publié samedi.
D’après le CPJ, les trois journalistes ont été accusés et la radio est toujours fermée. Cependant, le porte-parole du gouvernement somalien, Abdirahman Omar Osman, avait indiqué que les négociations étaient en cours avec le département de la sécurité pour la libération des journalistes.
« Les journalistes ne devraient jamais être mis en prison pour leur travail qui implique le fait de soulever des questions sensibles d’intérêt public », a souligné le représentant du CPJ pour l’Afrique de l’est, Tom Rhodes. « Nous exhortons les autorités à libérer immédiatement Mohamed Abdiwahab, Mohamed Kafi et Mohamed Abdi Ali ».
Le communiqué du CPJ a également souligné l’arrestation dimanche de deux autres journalistes d’une radio privée, Radio Goobjoog.
Mohamed Salad Osman, chef des programmes à la Radio Goobjoog et le reporter, Ibrahim Haji Yusuf, auraient été retenus tard au siège des services de renseignements et de l’Agence de sécurité nationale de la Somalie à Mogadiscio, la capitale.
D’après la presse, les deux journalistes auraient été libérés lundi sans être informés du mobile de cette décision.
Le CPJ indique que le porte-parole du gouvernement, Abdirahman, a déclaré que les journalistes avaient été arrêtés et entendus en même temps qu’un groupe de personnes qui se trouvaient sur les lieux d’un attentat meurtrier à la voiture piégée dans le quartier de Waberi à Mogadiscio. Il a cependant rejeté le fait que leur arrestation soit liée à leur travail.
Les journalistes faisaient partie des premiers reporters à arriver sur les lieux de l’attentat revendiqué par la suite par le groupe d’insurgés, Al-Shabaab. Au moins cinq personnes ont trouvé la mort lors de cette attaque.
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