Éclairages ...

Sur la face cachée de notre professeur d’éthique journalistique et de morale individuelle du samedi - 2 -

10 août 2007

Voici le deuxième volet d’un aperçu de la curieuse personnalité qui officie dans un quotidien de La Réunion. C’est un article de François Caviglioli paru dans le “Nouvel Observateur”, où l’on découvre, au travers des souvenirs de Lucien Aimé-Blanc, dit “Lulu”, ancien patron de l’OCRB*, les agissements d’un homme qui, aujourd’hui, se pique d’ enseigner l’éthique journalistique et la vraie morale individuelle.
C’est toujours à propos de l’affaire Mesrine, que nous évoquions dans notre édition d’hier, et du rôle ambigu (c’est le moins qu’on puisse dire) qu’a joué un dénommé Jacques Tillier, aujourd’hui à la tête du “JIR”.
Nos lecteurs souriront certainement en apprenant qu’à la lecture de l’article signé du regretté Jacques Derogy (Témoignages du 9 août), Jacques Tillier a piqué une“saine” colère et parle de poursuivre Témoignages en diffamation. Pour avoir reproduit un article de Jacques Derogy ? Et aujourd’hui, va-t-il poursuivre le commissaire divisionnaire Lucien Aimé-Blanc ?
Étonnant de constater que ce “journaliste” qui s’est fait un métier de salir, injurier et diffamer se révèle être aussi chatouilleux lorsqu’on reproduit les jugements de ses pairs sur sa conception du métier de journaliste.
C’est donc avec sérénité et non sans délectation que nous attendons le (les ?) procès que Jacques Tillier nous promet. Et nous ne sommes pas les seuls à attendre l’occasion de cette tribune que Jacques Tillier souhaite lui être consacrée ...

Un cambriolage protégé par l’OCRB ...
[...] Le commissaire divisionnaire Lucien Aimé-Blanc, dit Lulu, est un divisionnaire marginal. En ce jour de décembre 1979, il pousse la marginalité très loin. Il est planqué avec ses hommes dans une rue tranquille du 16ème arrondissement de Paris. Il surveille un cambriolage organisé par Kiki Kopf et Jean-Pierre Carbon, dit Carbo. [...] Ces casseurs qui opèrent sous sa protection l’ont aidé à “loger” Mesrine. [...] Ils en savent beaucoup. Ils en savent trop. [...]
Le cambriolage “assisté” se déroule sans incident. Les casseurs chargent sur une camionnette les commodes Boulle, les armoires Louis XVI, les pendules signées par les plus grands horlogers du XVIIIème siècle. Ils prennent la direction du périph [...] et peuvent filer avec les meubles. Opération réussie. [...]

... le prix à payer aux relations d’un journaliste indic : Jacques Tillier
Un matin, Lulu prend son café au bar quand surgit un personnage qu’il connaît bien et qu’il essaie toujours de fuir : Jacques Tillier, journaliste à “Minute” et indic à ses heures. On dirait que l’expression “fouille-merde” a été inventée pour lui. Un oiseau de nuit qui hante les bistrots de voyous. Toujours à l’affût d’un scandale, toujours prêt à monter un complot à trois bandes. [...] Une hargne universelle. Son obsession : décrocher une interview de Mesrine. “Le Grand”, comme il l’appelle.
Voilà ce que Jacques Tillier propose à Lulu. Il va obtenir un rendez-vous avec “Le Grand”, grâce à deux de ses anciens complices, Kiki Kopf et Jean-Pierre Carbon, dit Carbo, qui l’ont aidé lorsqu’il a tenté d’assassiner un haut magistrat, le président Petit. Lulu pourra alors neutraliser Mesrine qui sera sans méfiance (1) .
Mais Mesrine n’est jamais sans méfiance. Il flaire le piège. Le coup foire. Tillier se retrouve ligoté et criblé de balles en forêt d’Halatte. [...]
Tillier est assoiffé de vengeance. Oubliée, l’interview. Ce qu’il veut maintenant, c’est la peau de Mesrine. Il est encore plus acharné que Lulu. Il a bientôt un nouveau plan. Par Kiki Kopf et Carbo, il connaît un casseur, “le Blond”, qui en sait long sur Mesrine et qui peut aider Lulu à retrouver Paul, un nouvel associé de Mesrine, que toutes les polices cherchent en vain à identifier. Mais il y a un hic, “le Blond” est en détention préventive pour cambriolage. Il faut le faire sortir. C’est le prix à payer. Lulu se démène comme un beau diable. [...] Il met dans la confidence le contrôleur général Bouvier, Directeur central de la police judiciaire, il parvient à convaincre le procureur général de l’époque. [...] L’associé introuvable de Mesrine, c’est Charlie Bauer. [...] Il s’est mis dans la roue de Mesrine. On piste Charlie et on finit par tomber sur la planque de Mesrine, au 35-37, rue Belliard, dans le 18ème. L’épilogue sera sanglant. [...] Porte de Clignancourt, la BMW de Mesrine est arrosée de balles par quatre hommes de la BRI, à partir de l’arrière d’un camion. L’ennemi public numéro un est tué sur le coup, le thorax défoncé.

François Caviglioli


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Messages

  • MESRINE, Jacques Tillier, Lulu ou plus exactement Lucien Aimé-Blanc... du vent, des manipulateurs, des escrocs...

    L’histoire est simple. Un simple voyou qui devient un dangereux malfaiteur. Un journaliste facho. Un commissaire ripoux. Des flics de terrain qui sont des hommes de conviction. La morale... Pour connaître la vérité lire "MESRINE ennemi public numéro 1" de Jacques Nain, France Europe Editions 2006...

    Un témoignage d’un inspecteur de l’ocrb ? Un récit sincère et véritable loin des élucubrations journalistique, policière et politique...

    Voir à ce sujet : http://monsite.orange.fr/sur.jacques.mesrine

    Voir en ligne : MESRINE - Lucien Aimé-Blanc

  • Grâce à Vincent Cassel, MESRINE est ressuscité ! Un double film de 44 millions d’euros pour tronquer la réalité de la vie du malfaiteur et porter le crime au pinacle. Je préfère mes 20 € du livre "MESRINE, ennemi public n° 1" de Jacques Nain, FEED 2006. Là, en dépit d’une somme modique, j’ai la vérité dans un témoignage sincère et véritable au service de la défense des valeurs et de la morale de notre société. Merci à ce flic de terrain d’avoir eu le courage d’écrire ses mémoires !

    Voir en ligne : http://monsite.orange.fr/sur.jacque...


Témoignages - 82e année


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