La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
12 mars 2008

Quand, samedi 8 mars 2008, le PDG-rédacteur en chef du “JIR” écrit son avant-dernier édito, c’est pour se décerner un brevet de journaliste émérite.
Et force est de reconnaître qu’il a, pour le conforter dans cette autocélébration, son fan club, ses groupies : il suffit, pour s’en assurer, de se reporter aux messages postés sur le site de Clicanoo après chacun des “édito-délires” du samedi. Si Jacques Tillier tient à savoir vraiment qui ses éditos touchent, il lui suffit de lire les commentaires accompagnant sa prose. Il sera édifié, car les messages “postés” sont comme autant de miroirs du style et du contenu des articles de Jacques Tillier. Cela va du : Bravo pour votre courage ! Débusquez les rats ! Continuez à dératiser ! ... jusqu’à « Que deviendrons-nous sans vous une fois que vous serez parti » ?
Les contempteurs de Tillier apparaissent dans leurs écrits tout à la fois comme assoiffés de ragots, friands de fonds de poubelles en même temps qu’ils exposent l’étendue de leur veulerie : “Vas-y mon Jacky, mords-y les toi-même que je puisse rester bien planqué dans mon fauteuil !”. Seul l’un d’entre eux lui demande de mieux vérifier ses informations avant de foncer bille en tête pour démolir des personnes.
Mais, en règle générale, le vocabulaire et les “centres d’intérêt” des tilliéristes qui encouragent - anonymement dans 95% des cas - leur maître à penser à persévérer est du même niveau de caniveau, la facilité d’écriture en moins. « Tous pourris ! », clament-ils en chœur avant d’avouer - piteusement pour l’un d’entre eux - qu’ils iront voter pour l’un de ces pourris !
Forcément, plébiscité de la sorte par ses admirateurs, Tillier a la tête qui lui tourne : sûr et certain, il est le “meilleur”, et c’est donc à lui que revient le droit de décerner bons points et coups de trique. C’est à lui que revient le droit de mettre à sa Une la photo de la victime d’un viol, de jeter l’opprobre sur des personnes qui seront lavées de tout soupçon par la suite, d’utiliser les photos de morts dans la violence, bref, de s’adresser à la bête immonde qui sommeille en chaque humain plutôt que d’inciter à la réflexion et à la sagesse.
Qui donc est ce prosélyte de l’antienne fascisante « tous pourris » ?
Le très grand reporter que fut Jacques Derogy le dépeint ainsi : « Jacques Tillier, spécialiste des "coups" fumants ou fourrés, a débuté comme agent subalterne à la D.S.T. ».
Derogy rapporte les propos du chef de la police judiciaire de l’époque accusant Tillier - alors journaliste à “Minute” - de jouer les policiers, d’aller voir les témoins, d’obtenir des renseignements sur les individus faisant l’objet de surveillance policière et d’aller aussitôt prévenir ceux-ci que la police les file ! Un “modèle” de journaliste interlope, en somme !
Quant à François Caviglioli, autre vrai journaliste, il parle de Tillier comme d’un « journaliste à “Minute” et indic à ses heures. On dirait que l’expression “fouille-merde” a été inventée pour lui. Un oiseau de nuit qui hante les bistrots de voyous. Toujours à l’affût d’un scandale, toujours prêt à monter un complot à trois bandes. [...] Une hargne universelle », un journaliste prompt à invoquer la déontologie de sa profession ... pour l’opposer à d’autres, mais qui n’en tient aucun compte, puisqu’au nombre des principes qu’elle contient, la charte du journaliste professionnel précise : « Un journaliste digne de ce nom tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles [...] ; tient le scrupule et le souci de justice pour règles premières, ne confond pas son rôle avec celui du policier* ».
À l’aune de cette charte, Jacques Tillier peut-il sans mentir se prévaloir du titre de journaliste ?
Jean Saint-Marc
* Les journalistes professionnels ont un code déontologique énoncé dans un certain nombre de textes élaborés par leurs organisations syndicales.
La charte du journaliste professionnel a été élaborée en 1918 par le SNJ (Syndicat National des Journalistes) et révisé en 1938. Elle est reconnue en France par les organisations de journalistes... à part sans doute la confrérie des marchands de papier journal, celle dont fait partie Jacques Tillier ?
A quoi sert le journalisme ?
C’est la dernière saloperie de barrière qui nous empêche de sombrer dans la barbarie. Sans journalisme, sans circulation d’informations, nous lèverions tous la main aux ordres de Big Brother.
Le journalisme, c’est la voix des muets et l’oreille supplémentaire que Dieu donne aux sourds. C’est l’unique saloperie de métier qui vaille encore la peine dans la seconde moitié du 20ème siècle.
C’est l’équivalent moderne de la piraterie éthique, le souffle de rébellion des esclaves. C’est l’unique saleté de boulot amusant qui puisse encore se pratiquer. C’est ce qui empêche le retour au primitivisme des cavernes. Contradictoirement, c’est un domaine où, récemment, sont apparues des choses éternelles : la vérité, le mal, l’éthique, l’ennemi.
C’est la meilleure des littératures, parce que c’est la plus immédiate.
C’est la clé de la démocratie réelle, parce que les gens doivent savoir ce qui se passe pour pouvoir décider comment jouer leur vie.
C’est la rencontre entre les meilleures traditions morales du christianisme primitif et celles de la gauche révolutionnaire de la fin du 19ème siècle.
C’est l’âme d’un pays.
Sans journalisme, nous serions tous morts et, pour la plupart, aveugles. Sans circulation d’informations véridiques, nous serions tous idiots.
C’est aussi le refuge des rats, la zone la plus contaminée de notre société. Un espace qui se dignifie parce qu’on le partage avec les types les plus abjects, les plus serviles, les plus lâches, les plus corrompus. Et, par comparaison, il offre des possibilités d’héroïsme.
Paco Ignacio Taibo II
Paco Ignacio Taibo II
1949 : naissance à Gijón (Espagne) de Paco Ignacio Taibo II
.
1958 : la famille de Paco Ignacio Taibo quitte l’Espagne franquiste pour le Mexique. Le jeune Paco est déjà un passionné de lecture grâce à son grand-oncle.
1967 : il écrit son premier livre.
Professeur, syndicaliste, journaliste, historien de l’Amérique latine, Paco Taibo, pour ses premières publications, ajoute un II à son nom pour le distinguer de son père, journaliste, poète et auteur de pièces de théâtre. Paco Ignacio Taibo II, personnage aux multiples talents, s’avère capable d’écrire avec un égal bonheur éditos, articles journalistiques, nouvelles et romans noirs populaires. Sous sa plume, s’étirent, sur fond d’enquêtes policières, des histoires peuplées d’improbables rencontres entre personnages contemporains et historiques (le Che, Trotsky, Léonard de Vinci...) et teintées de poésie et références historiques.
À partir de 1971 : il alterne essais et romans :
• La grève des sombreros (1980), • Mémoire Rouge, • L’année où nous n’étions nulle part, • Ernesto Guevara, connu aussi comme le Che (1997, Métailié-Payot)
Et romans policiers : • Jours de combat (1976), • La vie même (1987) , • De passage (1995, éd. Métailié), • Sentant que le champ de bataille... (1996, Actes Sud).
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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Messages
12 mars 2008, 06:03, par TECHER Aimé
Voici le texte que j’ai fait parvenir au J.I.R. Monsieur Jacques TILLIER, lorsque vous nous quitterez, avec mes amis nous poserons une stèle sur laquelle sera écrit :" Nous sommes invités non pas à être consommateurs,ni auditeurs,ni lecteurs passifs mais à devenir véritablement participants d’un grand combat pour le respect de l’être humain : résister,refuser le pitoyable,dénoncer ce climat de délation, de diffamation, ces appels au racisme, à la haine,au mépris...Sur notre terre réunionnaise riche de sa diversité et donc de culture optimiste plus que du mal ,vous, Monsieur Jacques TILLIER, vous avez voulu que ne prospèrent les herbes folles du mépris,de l’insulte,de l’humiliation,de la haine,du racisme et des condammations sans que l’on voie s’ouvrir devant nous le chemin de la beauté humaine.
Voir en ligne : La bête immonde
12 mars 2008, 07:20, par nicolas de louest
(Message adressé à JSM)
Jean, merci pour ce clin d’oeil et salutations amicales depuis la Corse.
vivement le passage à l’heure d’été que je puisse intervenir à l’antenne sur KOI.
ps : je ne fais pas parti du fan club de JT ...