Paul Vergès : 2016-2026
4 septembre, parLe 5 septembre, rendez-vous au Parc Boisé du Port
Gestion de l’argent public
4 septembre

Après la publication du rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) consacré au réseau Car Jaune, la Région Réunion monte au créneau. Elle dénonce une présentation mettant principalement en avant les critiques de la juridiction financière et défend les choix opérés depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle délégation de service public.
La Région Réunion n’entend pas laisser sans réponse les critiques formulées par la Chambre régionale des comptes sur la gestion du réseau Car Jaune. Dans un communiqué diffusé hier, elle rappelle d’abord que le rapport publié mardi 1er septembre porte sur les exercices 2019 et suivants, correspondant pour une large part à l’ancienne délégation de service public, qui couvrait la période 2014-2024.
Pour la collectivité, cette précision est essentielle. La nouvelle DSP est entrée en vigueur en octobre 2025 et repose sur des choix différents. La Région a notamment décidé d’acquérir directement l’ensemble des nouveaux véhicules afin de mieux maîtriser les coûts et de conserver la capacité de choisir les équipements répondant au mieux aux besoins des usagers.
Elle met également en avant les évolutions déjà visibles sur le réseau : modernisation de la flotte, augmentation des fréquences aux heures de pointe et déploiement de nouvelles lignes Express. Autant d’améliorations qui, selon la Région, traduisent une évolution significative du service public de transport.
La collectivité reconnaît cependant que des progrès restent nécessaires. « Tout est perfectible », affirme-t-elle en substance, tout en estimant que les résultats obtenus depuis la mise en œuvre de la nouvelle DSP ne peuvent être ignorés.
La Région conteste surtout l’approche de la CRC concernant la gratuité du Car Jaune accordée à plusieurs catégories de publics prioritaires. Cette mesure représente effectivement une dépense pour la collectivité, mais la Région revendique pleinement ce choix.
Elle rappelle que cette politique répond à une situation sociale particulière à La Réunion, marquée par une forte précarité, tout en poursuivant un autre objectif : rendre les transports collectifs plus attractifs et favoriser leur utilisation.
Pour la collectivité, il s’agit donc d’une décision politique relevant de la responsabilité des élus. Elle estime que les autorités de contrôle peuvent évaluer la régularité et la gestion d’une politique publique, mais ne devraient pas se substituer aux élus dans l’appréciation de son opportunité.
La Région fait le parallèle avec un autre rapport récent de la Chambre régionale des comptes consacré à la restauration scolaire dans les lycées. Là encore, la collectivité avait mis en avant un choix politique et social avec la mise en place de la cantine à 1 euro.
Au-delà du seul dossier Car Jaune, la Région pose ainsi une question plus large : celle de la place des juridictions financières dans le débat public. Elle s’interroge ouvertement sur « les conditions d’exploitation politique » des derniers rapports de la Chambre régionale des comptes.
Derrière la polémique sur le réseau Car Jaune se dessine donc un débat de fond : jusqu’où une chambre de contrôle peut-elle aller dans l’évaluation de politiques publiques décidées par des élus ? Pour la Région, la réponse passe par une distinction claire entre le contrôle de la gestion et la légitimité démocratique des choix politiques.
Le 5 septembre, rendez-vous au Parc Boisé du Port
In kozman pou la rout
Le monde a changé, et La Réunion ?
Bilan climatique de Météo France
Confédération nationale du logement
Le monde a changé
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Rapport de l’Inspection générale des finances
IBL-Caillé : l’alliance du géant mauricien et du nain réunionnais ?