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Comment calculer les dépenses de déplacement et le coût en pollution ?

10 octobre 2007

Si nous ne faisons pas l’effort de penser et de concrétiser autrement nos modes de transport, chacun de nos déplacements pollue la planète et contribue à renforcer “l’effet de serre” découlant de la détérioration de la couche d’ozone.
La première chose à faire est de prendre conscience de ce phénomène. Certes, les pollutions industrielles sont beaucoup plus dévastatrices, et le transport routier plus polluant que les voitures individuelles. Mais les pollutions industrielles peuvent être limitées, tandis qu’avec la croissance démographique mondiale, le transport individuel en voiture, s’il devait se généraliser dans les pays émergents comme il l’a été dans les pays occidentaux, ce serait la catastrophe écologique assurée et sans doute irrémédiable.
C’est ce qu’indique en tout cas le calculateur “éco-mobile” établi par des experts de l’ADEME à partir de données du Ministère des Transports, de l’INRETS (Institut national de Recherche sur les Transports et leur Sécurité), de la Fédération française des automobile clubs et de divers autres organismes, qui ont mis au point un mode de calcul des dépenses engendrées par nos déplacements domicile-travail et la quantité de CO2 rejetée selon le véhicule choisi.
Prenons l’exemple des Réunionnais qui font tous les jours le trajet Saint-Denis/Le Port ou Le Port/Saint-Denis pour se rendre à leur travail : 20 km. Au moins 50.000 véhicules/jour font ce trajet. Selon l’indice éco-mobile, la dépense moyenne pour un aller-retour par jour, effectué pendant 215 jours de l’année, va être : 20 km x 200 = 4.000 euros de dépense énergétique (en moyenne). L’émission de gaz, pour ce même trajet, va être de 20 km x 130 = 2,6 tonnes CO2/an x 50.000 véhicules/jour = 130.000 tonnes de CO2/an.
Le même déplacement en deux-roues motorisé coûte 3.200 euros/an au propriétaire du deux-roues, qui émet 800 kg de CO2/an ; en bus, le coût (par abonnement) revient à 432 euros/an pour des émissions évaluées à 20 km x 30 = 600 kg CO2/an, et celles-ci tomberaient à 140 kg CO2/an avec le tram-train (sur la base de calcul d’un tramway, dont le coefficient de pollution est de 7) pour un coût par voyageur qui reste encore inconnu, mais qui ne serait pas très éloigné de celui du trajet en bus. Dans les données calculées pour la France, le coût d’un abonnement est le même pour le bus, le métro et le tramway.
Dans la situation présente, le passager qui prend le bus plutôt que sa voiture économise 3.568 euros/an et diminue ses émissions de gaz de 2 tonnes/an.
Comme dit la publicité : si chacun fait un geste, c’est toute La Réunion qui gagne. Il ne s’agit pas de renoncer à tout, tout de suite, mais de se demander à chaque occasion ce que chacun peut faire pour réduire sa dépense énergétique et les émissions de gaz qui en découlent. En généralisant le co-voiturage par exemple, on pourrait espérer réduire les émissions de gaz à 32.500 tonnes, soit une baisse de près de 100.000 tonnes CO2 renvoyées dans l’atmosphère par an. Cela vaut la peine d’essayer.

P. David


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Messages

  • en fermant les frontières aériennes réunionnaises, en "interdisant" le recrutement de 800 fonctionnaires zoreil tous les ans (et autant qui en repartent ?) soit deux 747 (dont l’émission de CO2 est de ...?) en interdisant aux touristes de venir, on réduirait d’autant l’émission de CO2 des avions et des voitures de location utilisés par ces derniers...à méditer ?


Témoignages - 82e année


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