Route littorale et tram-train

Contre de la désinformation... Précisions de la Région

26 janvier 2007

A la suite de certains commentaires parus chez nos confrères, la Région a tenu à faire une mise au point afin d’éviter toute interprétation erronée.

Les deux grands chantiers du tram-train et de la nouvelle route du littoral ne peuvent être différés, compte tenu de la longueur des délais de réalisation, au regard de la croissance du parc automobile, sous peine d’aboutir à l’asphyxie du réseau routier. Plus précisément, compte tenu de l’impérieuse nécessité de concrétiser une alternative crédible au tout automobile, tout retard dans la réalisation du tram-train remet en cause toute la politique des déplacements et serait irrattrapable. L’accord intervenu à Paris garantit la réalisation simultanée des deux chantiers, et c’est cela l’essentiel.
Or, les responsables socialistes de La Réunion ayant contesté cet accord, il est normal que la question se pose de savoir si la position qu’ils ont exprimée engage ou non la candidate qu’ils soutiennent. Pour sa part, le Président du Conseil Régional a dit sa conviction que Ségolène Royal n’avait pas été informée par ses représentants de la position que ces derniers ont exprimée. Devant l’insistance de certains journalistes quant à l’hypothèse d’une position solidaire de Ségolène Royal avec ceux qui la soutiennent, Paul Vergès a précisé que, dans une telle hypothèse - à laquelle il ne croyait pas - il serait alors obligé d’en informer les Réunionnais, compte tenu de l’importance de ce dossier pour l’avenir de La Réunion. Telle est la réalité des faits.
Certains journaux, télévisés, radiophoniques, écrits, ont cru pouvoir affirmer que si Ségolène Royal confirmait la position de ses représentants locaux, Paul Vergès appellerait alors à voter pour Nicolas Sarkozy en 2006, comme il l’aurait fait en 1995, en appelant à voter pour Jacques Chirac. II s’agit là d’une invention totale qui relève de l’ignorance impardonnable ou de l’intention malveillante. Tous les observateurs sérieux savent qu’en 1995, Paul Vergès a appelé les Réunionnais à voter selon leur sensibilité pour l’un des candidats qui s’étaient prononcés en faveur de l’égalité et du Plan de Développement Actif et qu’au deuxième tour, il avait appelé à voter en faveur de Lionel Jospin.
Enfin, le Président du Conseil Régional a, lors de sa conférence de presse, replacé la question du péage dans le temps, et en comparaison avec la situation actuelle. L’essentiel de cette conférence de presse a été consacré à l’impact économique et social du lancement de ces deux grands chantiers, et à l’importance des financements publics mobilisés. Présenter la question du péage comme étant l’élément décisif de toute position sur ce dossier relève soit d’une incompréhension de celui ci, soit d’une volonté de polémiquer. Dans ces conditions, imputer au Président du Conseil Régional la volonté de faire de la surenchère alors que ce sont d’autres élus qui « demandent à I’Etat de tout payer » est un grossier mensonge.
La Région regrette d’avoir été conduite à faire cette mise au point, mais face aux interprétations erronées de ses propos, elle estime qu’elle a non seulement le droit mais aussi le devoir d’apporter les précisions qui s’imposent afin que chaque Réunionnais puisse être parfaitement éclairé.


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