Harmonisation des trois réseaux de transport publics dans le T.C.O.

Le vent en poupe avec Éolis

20 août 2005

Les bus des réseaux Pastel, bus fleuri, et Ti’ Car Jaune arborent progressivement un nouvel habillage. Ce changement graphique répond à un souci pratique d’harmoniser trois réseaux de transport gérés par le même opérateur, et améliorer la qualité et la gamme des services dans les cinq communes de l’Ouest.

Depuis quelques années déjà, les “Ti’ Car” Jaunes opérant dans les communes de Trois-Bassins et Saint-Leu et appartenant au Conseil général, sont passés sous la tutelle de la Semto qui avait jusque-là en charge le réseau Pastel de la commune de Saint-Paul. En 2004, c’est la Semittel, gestionnaire du réseau “bus fleuri” assurant les liaisons urbaines des communes du Port et de La Possession, qui a cédé son activité à la Sem du Territoire de la côte Ouest (TCO).
En plus du transport régulier des passagers, la TCO a hérité de l’organisation complexe du transport scolaire. Cette diversité de structures et d’appellations entretenait une incohérence pour le public, une lourde organisation dans la gestion et l’administration, et surtout en termes de marketing.
C’est la raison pour laquelle les élus de la TCO ont validé l’idée de créer une seule et même entité qui regroupe l’ensemble des activités de transport régulier et scolaire dans la Communauté d’agglomérations. Selon le service de communication de la Semto, le nom, les couleurs et le logo adopté est un maillage de dynamisme, de fluidité et de modernité au service du transport en commun.
Depuis quelques mois, une partie des bus circulant dans la commune de Saint-Paul et dans les communes du Port et de La Possession affiche un graphisme nouveau : une étoile, le vert et rouge, et Eolis.
Selon les responsables de la Semto, ce n’est pas qu’un changement visuel et structurel. Fiers de leurs expériences acquises ces 10 dernières années, ils comptent investir et s’investir davantage dans la satisfaction des usagers mais également dans l’innovation continuelle, pour allier déplacement urbain, développement durable et détente dans un dépaysement de proximité.
En effet, non seulement les principaux lieux touristiques sont catalogués dans un guide qui indique comment s’y rendre, mais “Point d’Arrêt”, la revue de la société distribuée dans les gares et cars, nous fait découvrir des coins sympathiques comme la Ravine des Lataniers ou la Tour des Roches.
Des transports conventionnels ou alternatifs donnent accès à ces trésors en solo, groupés ou guidés.

Du nouveau dans le transport alternatif

Les modes de transport alternatif ne connaissent pas le même succès. Les vélos ont depuis longtemps séduit les adeptes du maintien de la forme physique. De nouveaux services pour aider les cyclistes sont mis en place, comme le gardiennage, ou encore le vélo-bus qui permet de transporter plus d’une vingtaine de vélos.
Le vélo-pousse tarde à entrer dans les mœurs, alors qu’il est très pratique pour circuler dans les courtes distances. Les personnes du 3ème âge de la cité portuaire se plaisent à l’utiliser dans les marchés forains depuis 1 mois. Certains marmailles apprécient cette forme de ballade quotidienne pour se rendre à l’école.
Novateur, le Segway est également pratique pour ceux qui savent maîtriser leur équilibre.
En effet, cet engin tout droit sorti du futur ne consomme aucune source d’énergie. Il ne demande pas non plus un effort humain ; il se déplace uniquement avec les mouvements du corps. Lorsqu’on se penche en avant, il avance, et accélère quand le mouvement en avant s’accentue. Il freine lorsque le corps se redresse et ce grâce à ses capteurs placés sous les pieds.
Cela paraît compliqué à première vue, mais pour Cédric, c’est aussi facile qu’un “skateboard” : « J’ai fait une formation de moins de trente minutes au cours d’une fête foraine, pour obtenir mon certificat d’aptitude. Depuis, chaque fois que j’ai envie, je viens louer un Segway pendant quelques heures ».
Laurent trouve qu’un engin, aussi écologique qu’il puisse être, s’il ne permet pas d’embarquer sa tantine, ne le branche pas du tout. À ce jour, près de 500 personnes ont appris à se déplacer avec le Segway.

Manque d’infrastructures à La Réunion

« Ce n’est pas la peine de mettre en place des moyens de déplacement si les infrastructures ne suivent pas ; Saint-Paul n’est pas adapté au mode de transport alternatif car il n’existe pas une politique d’aménagement de piste cyclable et de voies piétonnes. Or cette politique adoptée par certaines communes métropolitaines dans les années 90 est un succès », explique Dominique en militant pour un autre mode de développement.
Ce jeune homme qui réside à La Saline les Hauts se fait régulièrement montrer du doigt tout simplement parce qu’il a les pieds sur terre. Il a fait le choix du transport en commun pour se rendre à son travail à Saint-Denis, tous les jours. Il refuse le téléphone portable et autres futilités de notre société.
Cependant, il a quelques appréhensions par rapport à la nouvelle configuration du transport public dans l’Ouest. Jusqu’ici, avec son abonnement Car Jaune, il se déplace de La Saline à Saint-Denis. Il est convaincu que si le réseau Ti’ Car Jaune disparaît au profit d’Eolis, il va être financièrement pénalisé.

Eolis en inquiète plus d’un

La venue de cette nouvelle structure inquiète également les taxis qui ne sont pas signataires de la convention avec la Semto. Pour eux et leurs clients, c’est la mort annoncée d’une activité.
Par ailleurs, l’augmentation quantitative des lignes, des points d’arrêt, de la longueur des lignes et des kilomètres réguliers effectués ne fait pas que des heureux. Le chiffre record de 2 millions 800.000 passagers dont plus de la moitié dans la commune de Saint-Paul affiché fièrement par la Semto, ne doit pas faire oublier que la vitesse moyenne des transports en commun au sein du Territoire de la côte Ouest ne cesse de régresser. Cela désorganise considérablement le programme des usagers réguliers et se transforme parfois en cauchemar lorsqu’ils ratent leur dernière correspondance. En effet, la desserte des écarts s’arrêtant à 19 heures, Bernard a dû plusieurs fois avaler plusieurs kilomètres en pleine nuit.
Sur cette question, les élus de la TCO exhibent la petite brochure intitulée “Concertation sur le projet d’itinéraires privilégiés pour les transports collectifs dans le cœur d’agglomération”. Il s’agit pour eux de recueillir les avis du public sur des propositions visant à sortir les bus des bouchons par l’aménagement de site propre, de couloirs d’approche à un carrefour, des contresens bus et des feux prioritaires.
Cette politique qui vise à soulager le transport collectif risque de pénaliser davantage les automobilistes, à moins que ces derniers ne suivent l’exemple de Fabienne. Il s’avère que la plupart des gens qu’on rencontre tous les jours à la gare routière n’ont pas d’autres possibilités pour se déplacer. Ce sont souvent des personnes âgées, des gens aux revenus modestes ou ne pouvant passer le permis ; mais pas tous. Fabienne prend régulièrement le bus de Bernica à Saint-Paul où elle est caissière dans un libre-service : « Comme mes enfants prennent le transport scolaire, je ne vois pas la nécessité de me taper le stress de la traversée des rampes de Plateau-Caillou. Le week-end, je prends ma voiture pour les courses et les loisirs ». Elle n’est pas seule, heureusement, à nous épargner un peu de pollution et quelques kilomètres de bouchon.

M. Aliloifa


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Messages

  • Il faudrait juste que cette société crée un site internet où l’on pourrait consulter les horaires des taxis de chaque ligne !!! Ce serait plus facile. Merci Allé bye hein !!!

    • Complètement d’accord...ou peut on trouver les horaires des passages des bus...

  • il faudrait mettre le dernier bus a 20h00 en partant de la gare.


Témoignages - 82e année


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