La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Malgré les kilomètres de routes construits
5 novembre 2004

Les problèmes de mobilité interne ne sont pas une nouveauté. Pour améliorer la situation, les élus se sont mobilisés avec d’importants aménagements, en particulier dans l’Est et l’Ouest.
À ceux qui se demandent ce que font les élus, un bref retour en arrière permet de se rendre compte du chemin accompli. Jusqu’en 1993, année de la mise en service de la quatre voies entre Sainte-Marie et Saint-André, aller à Saint-Denis le matin et repartir vers l’Est le soir relevait du test de patience auquel se soumettaient deux fois par jour des dizaines de milliers d’automobilistes. Au point que les encombrements actuels pour entrer dans Saint-Denis et les ralentissements observés quotidiennement entre le rond-point des Plaines et le début de la quatre voies à Saint-Benoît, pourraient passer pour une aimable plaisanterie. Souvenirs, souvenirs... L’on quittait Saint-Benoît par l’ancienne RN2 qui passait par le Bourbier-les-rails, la Cabane, la Rivière des Roches, côté bénédictin et panonnais ensuite. L’actuelle déviation de Saint-André qui franchit la Rivière du Mât n’a vu le jour qu’à la fin des années soixante-dix. Auparavant, il fallait emprunter le mince ruban de bitume passant par la Rivière du Mât les Hauts, laisser à sa gauche la route de Salazie, passer par le “Tournant Vidot”, traverser Saint-André par ce qui est actuellement l’avenue de l’Ile de France, se retrouver à Cambuston, traverser Quartier Français, Sainte-Suzanne, y compris le centre-ville... L’actuelle ligne droite avec quatre couloirs de circulation entre Sainte-Suzanne et Sainte-Marie n’était qu’une chaussée à deux voies entre les cannes, avec ce terrible tournant de la Ravine des Chèvres. Il fallait ensuite emprunter le centre-ville de Sainte-Marie pour enfin retrouver, dans les années quatre-vingts une petite portion de quatre voies jusqu’à Saint-Denis, à partir de La Mare... avec en prime le radier de Gillot, impraticable au moindre pipi de chat, radier remplacé dans les années quatre-vingts par un pont digne de ce nom. C’était il y a à peine quinze ans. C’était hier. Juste une échelle de valeur pour ceux qui s’impatientent et poussent à la roue en se demandant "ko sa ban’ zélu i f...". C’était hier, et depuis, le paysage routier a bien changé entre le Nord et l’Est. Mais les embouteillages sont toujours présents.
Dans l’Ouest, il faut se souvenir de la mise en service de la déviation de Saint-Gilles, en 1986. Annoncée comme la panacée pour ceux qui, chaque dimanche, passaient des heures, matin et soir, pour traverser la cité balnéaire. La déviation, tout comme le recalibrage de la chaussée à Boucan-Canot, pas plus que les déviations de la Saline et de Saint-Leu n’y ont rien changé. Si le paysage routier de l’Ouest comme celui de l’Est a connu une certaine mutation, les embouteillages eux, n’ont fait que se déplacer. Jusqu’au début de cette année, avant la mise en place de la voie de contournement de la Saline, on se contentait de piaffer d’impatience dans son habitacle devenu pour le coup auto-immobile. Désormais, grâce à cette nouvelle voie, on ne retrouve les embouteillages que quelques kilomètres plus loin, généralement à partir de la micro-portion de quatre voies de la Souris-Chaude et là, on en prend pour son grade jusqu’à Saint-Leu où la nouvelle déviation, livrée elle aussi au début de cette année n’est qu’un pansement sur une jambe de bois, avec des stop et des priorités qui ne correspondent à aucune logique, en tous cas pas à celle d’une voie d’évitement censée faciliter la circulation de ceux qui se dirigent plein Sud...
S. D.
TCSP : 24% de passagers en plus en 4 ans pour CITALIS
Le TCSP Bus mis en place par la CINOR (Communauté intercommunale du nord de La Réunion) en 2000 a le vent en poupe : 10 millions de voyageurs pour sa première année de fonctionnement et 12,3 millions de passagers transportés quatre ans plus tard, soit une augmentation de 24%.
Le réseau CITALIS fonctionne sur les communes de Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne et assure une navette entre l’aéroport et Saint-Denis. Si, quatre ans après son lancement, le TCSP de la CINOR a le vent en poupe, une analyse plus fine permet d’être encore plus optimiste puisque prise individuellement, chaque commune de la CINOR connaît une augmentation du taux de fréquentation des bus. En quatre ans, la fréquentation a augmenté de 23,3% à Saint-Denis et de 25,4% pour Sainte-Marie. C’est à Sainte-Suzanne que l’augmentation est la plus spectaculaire : + 65,8%. En comparaison, la navette Gillot-Saint-Denis, avec “seulement” 13,1% fait presque figure de parent pauvre.
Avec 13,4 millions de passagers transportés (hors transports scolaires) l’an dernier sur un bassin de population de 176.283 habitants, le réseau CITALIS se situe dans la moyenne de ce qui se fait dans les agglomérations de 100 à 300.000 habitants en France. Mais au-delà de la satisfaction de voir ce réseau trouver grâce aux yeux des habitants, on peut en tirer deux enseignements. En premier lieu, ces 2,6 millions de passagers supplémentaires en quatre ans ne sont pas uniquement ce que l’on appelle des “captifs”, c’est-à-dire des personnes ne disposant pas d’un moyen de locomotion personnel. Ce sont donc 2,6 millions de passagers qui ont fait le choix du TCSP-Bus plutôt que d’utiliser la voiture. Second enseignement : l’expérience du réseau CITALIS prouve, si besoin était, qu’un réseau en site propre, fut-il de bus, à condition d’être attractif tant financièrement que visuellement, pratique et ne souffrant pas des aléas de la circulation, peut trouver toute sa place dans les alternatives au tout-automobile.
S. D.
Propositions de l’Alliance pour l’Ouest
Après Saint-Pierre et Sainte-Suzanne, l’Alliance organise une troisième rencontre publique, qui réunira des témoins historiques. Ils pourront resituer le contexte et les enjeux du chemin de fer il y a 50 ans. En effet, en 1955, le premier tronçon du chemin de fer reliant Saint-Pierre au Port était fermé. L’Ouest, et en particulier le Port a toujours été au cœur des luttes pour préserver ce moyen de transport. L’Alliance exposera ses propositions pour l’Ouest à l’occasion de cette rencontre qui se déroulera demain au Ciné Splendid de Saint-Paul à 14h30.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
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