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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Décentralisation : transfert des routes nationales à la Région
20 novembre 2007, par

Le transfert d’une nouvelle compétence à la Région amène à s’interroger. Car jusqu’à présent, la décentralisation a davantage rimé avec désengagement de l’Etat.
À partir du 1er janvier prochain, les routes nationales seront de la compétence de la Région, a rappelé hier Jean-Luc Masson, Directeur départemental de l’Equipement, à l’occasion de l’ouverture du séminaire de formation sur la route des Tamarins. Autre transfert, celui d’une partie du personnel de la DDE, ce sont environ 200 agents.
Se pose tout de suite la question des moyens dont disposera la collectivité pour faire face à cette nouvelle compétence. Les précédents de la décentralisation sont là pour rappeler que le transfert de compétences signifie souvent désengagement. Désengagement payé par la population, comme l’a précisé le PCR dans sa dernière conférence de presse.
Car à partir de janvier prochain, toutes les dépenses liées aux routes nationales existantes seront à la charge de la Région, avec un trafic en augmentation constante.
On peut également rappeler que ce transfert se fait dans un contexte particulier, marqué notamment par la signature à Matignon en janvier dernier par le Premier ministre et le Président de la Région du Protocole de financement de la nouvelle route du Littoral. Cette signature est le résultat de la volonté de la Région d’anticiper sur l’échéance fixée par la décentralisation.
En effet, si l’Etat n’a plus la compétence des routes nationales à partir de janvier prochain, il participera au financement d’une liaison totalement sécurisée entre Saint-Denis et La Possession, tout comme il s’engage à financer une partie du tram-train. Dans les années 60, l’Etat a en effet décidé de construire une route au pied d’une falaise dans une île tropicale. Cette décision a conduit à la situation que l’on connaît aujourd’hui : l’obligation de construire une nouvelle route d’un coût estimé à près de 1 milliard d’euros. Un montant considérable pour une collectivité territoriale réunionnaise.
Sans la signature de ce protocole, l’Etat pouvait laisser les Réunionnais régler seul ce problème, alors que c’était l’Etat qui avait pris la décision d’implanter à cet endroit l’axe stratégique entre la capitale et l’Ouest de La Réunion.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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