La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
27 mars 2006

La Route du littoral doit être reconstruite plus loin en mer, ai-je lu et entendu.
Nos "experts" locaux, type viravergoz, ne doutent de rien, n’ont jamais rien prévu et ne prévoient toujours rien. De 1953 à 2006, en 53 ans, on nous fait 2 routes et, avec la maintenance, les réparations, les pertes en vies humaines (1) et les pertes économiques occasionnées, nous avons sans doute déjà payé le prix d’une 3ème route. Mais nos avisés viravergoz rêvent d’une 3ème mouture en mer ! À quelle hauteur par rapport au niveau de l’océan la situeraient-ils ? Car il ne suffit pas de calculer cette hauteur par rapport à une mer étale d’aujourd’hui. Il faut prendre en compte également la force et le niveau des futures houles cycloniques. Se souvenir également du fait que, lorsqu’il s’est agi de protéger la seconde version de la route littorale, les experts avaient facilement convaincu la majorité du Conseil général de l’époque que des tétrapodes de 8 tonnes feraient très bien l’affaire. Résultat des courses, au beau milieu des travaux, il s’est avéré qu’en certains points de la route, les tétrapodes de 8 tonnes seraient soulevés tels des bouchons de liège et serviraient de béliers pour défoncer la paroi de soutènement de la route. On a donc décidé de fabriquer des tétrapodes 3 fois plus lourds : 24 tonnes chacun. On a fait venir à La Réunion une grue spéciale pour poser ces tétrapodes de 24 tonnes, et la facture s’en est trouvée presque aussi alourdie que les tétrapodes.
Qui a protesté à l’époque ? Qui a dit que cette route était et resterait un gouffre à subventions ? Qui a demandé une commission d’enquête ? Il suffit de relire les journaux de l’époque (“Témoignages” et le “JIR”) pour savoir que c’étaient Paul Vergès et le PCR. Qui s’opposait à toute remise en cause de cette route, qui était hostile à cette commission d’enquête et disait n’y voir qu’une manœuvre des communistes pour retarder la réalisation de cet indispensable ouvrage ? Il suffit de relire les journaux de l’époque (“Témoignages” et le “JIR”) pour savoir qu’il s’agissait, entre autre, de Jean-Paul Virapoullé.
Vendredi dernier, simulant l’amnésie, ce même personnage, ne reculant devant aucune impudence, se sert des corps encore chauds des malheureuses victimes de cette route pour se livrer à une indécente diatribe contre ceux-là même qui ont toujours dénoncé ce piège mortel que lui, Jean-Paul Virapoullé, sans jamais réfléchir à demain, a soutenu avec véhémence.
Alors, aujourd’hui, compte-tenu des incertitudes quant aux conséquences plus ou moins rapides des changements climatiques (voir article du "Monde" ci-après), sur quels nouveaux cercueils Jean-Paul Virapoullé osera-t-il se hisser pour continuer de promouvoir un tracé nouveau mais toujours au pied de la falaise et toujours menacé par les colères de l’océan (2) ?
Et enfin, compte-tenu du coût prévisible de la 3ème mouture, à qui les viravergoz vont-ils demander de payer la note ? Celle des drames humains, on sait déjà que ce sont les Réunionnais qui la paient, cash !
Pour celle du coût purement financier de cette 3ème route reliant le Nord à l’Ouest, le choix est clair : soit ce coût est réparti sur l’ensemble de la République et ses 23 millions de foyers payant l’impôt, soit comme le souhaitent nos viravergoz, la compétence de cette route est attribuée de force à la Région et le coût devra alors être épongé par les 78.000 foyers fiscaux réunionnais payant l’impôt. Dans ce cas, en "bonus", il y aura un coût en non-développement à payer. Tous les crédits disponibles étant engloutis dans ce nouveau chantier, aucun des autres travaux d’aménagement pourtant indispensables au développement de La Réunion ne pourra plus être entrepris avant des décennies. Parions cependant que, même si cette néfaste hypothèse se réalisait, nos viravergoz continueraient de nous abreuver de leurs kozman le bous rouvèr.
Jean Saint-Marc
(1) Nos viravergoz auront-ils l’audace d’évaluer le coût d’une vie humaine ?
(2) Si cette obstination dans les erreurs d’aménagement devait se maintenir, il est inévitable qu’une 4ème route sera nécessaire autour des années 2050.
Quand un sénapêcheur pète les plombs...
Les Réunionnais ont pu voir et entendre samedi soir Jean-Paul Virapoullé sur les radios et télévisions se déchaîner comme jamais sur le problème de la route littorale. En fait, ce dérapage est le dernier combat mené par le patron de “La Relève” pour tenter d’exister sur la scène politique réunionnaise dans ce que l’on appelle la droite. Et cela explique les excès de langage du sénapêcheur de Saint-André.
Plus précisément, ces outrances verbales de l’élu saint-andréen sont liées à la bataille qu’il mène au sein même de l’UDF pour conserver l’hégémonie par rapport à Cyrille Hamilcaro, son collègue de Saint-Louis. Elles sont liées également à l’épisode prévu mercredi prochain au Conseil général, où il va tenter d’imposer son fils Jean-Marie Virapoullé au poste de 1er vice-président du Département.
Dans ce cadre, le samedi 19 mars dernier, il était allé jusqu’à organiser le boycott de la cérémonie solennelle mise sur pied par le Conseil général - en présence du président de l’Assemblée nationale et du ministre de l’Outre-mer - pour célébrer le 60ème anniversaire de la départementalisation.
Dans un tel contexte et avec de telles préoccupations en tête, chassez le naturel, il revient au galop. On retrouve le Jean-Paul Virapoullé que tous les Réunionnais connaissent et qui fascine peut-être encore 2 ou 3 journalistes. Celui dont le sport favori est l’injure et la calomnie de ses adversaires politiques.
Ce “pétage des plombs” d’une époque révolue est lamentable et sans aucun intérêt pour La Réunion car il ne favorise pas l’union nécessaire des Réunionnais, dans le respect de leurs différences, pour la recherche d’une solution juste à un problème très important et très compliqué.
L. B.
Selon “Le Monde”
"L’élévation du niveau des océans pourrait être plus importante et plus rapide que prévu"
Un article publié dans “Le Monde” daté du 25 mars estime que le réchauffement climatique peut encore s’accélérer.
La plupart des climatologues estiment que le réchauffement climatique entraînera une élévation du niveau des océans d’ici à la fin du siècle. Mais nul n’est capable d’évaluer avec précision l’ampleur de cette hausse, bien qu’un consensus s’établisse actuellement autour de 60 à 80 cm, un chiffre dû pour l’essentiel à la dilatation des eaux.
Mais, dans 2 articles de la revue “Science” du 24 mars, des chercheurs américains proposent une vision bien plus alarmiste. Selon eux, l’élévation des océans pourrait atteindre plusieurs mètres d’ici à 2100.
Dans un premier article, Bette Otto-Bliesner (National Center for Atmospheric Research) et ses collègues ont reproduit, avec un modèle, les conditions climatiques de la dernière période interglaciaire (entre -130.000 et -116.000 ans), pendant laquelle la température de l’Arctique avait augmenté de 3°C.
Cette hausse avait des causes astronomiques : la Terre était plus inclinée sur son axe qu’aujourd’hui et le rayonnement solaire frappait davantage les hautes latitudes. Cela a eu pour effet de faire fondre les glaces du Groenland et d’une partie de l’Antarctique et d’élever le niveau des océans de 2,2 à 3,4 mètres en 3.000 ans.
S’inspirant de ces données, et utilisant le même modèle, Jonathan Overpeck (Université de l’Arizona à Tucson) fait une projection pour les 130 prochaines années.
Dans un second article, il en déduit qu’à la fin du siècle, la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique Ouest pourrait être beaucoup plus importante et plus rapide qu’on ne le pense habituellement.
L’étude sur la période interglaciaire est jugée intéressante par Valérie Masson-Delmotte (laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement à Gif-sur-Yvette), quoique trop peu confortée, selon elle, par des données de terrain. L’extrapolation au futur lui paraît en revanche peu argumentée, ressemblant davantage à "un bulletin d’opinion".
Car, explique la chercheuse, "la montée des eaux il y a 120.000 ans s’est effectuée pendant 3 millénaires. Et il reste encore beaucoup d’incertitudes concernant le comportement des glaciers arctiques et antarctiques côtiers face au réchauffement, qui reste difficile à modéliser".
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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