La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Politique des déplacements
30 août 2006

Trop souvent, les accidents de la route endeuillent des familles et favorisent les amalgames. Les réponses apportées jusqu’à présent ne changent pas fondamentalement la donne. Il est pourtant possible d’améliorer significativement la sécurité routière en faisant évoluer les modes de déplacement. Car pouvoir aller d’un point à un autre sans être obligé de prendre des risques participe au développement durable de La Réunion.
À La Réunion, ce sont chaque année une centaine de personnes qui perdent la vie sur la route, et des centaines d’autres ont leur existence brisée par le traumatisme physique et ou psychologique consécutif à la violence de l’accident. Ces événements tragiques, qui peuvent toucher n’importe qui d’entre nous à n’importe quel moment, figurent souvent en bonne place dans les médias. Sur un sujet aussi sensible, il est de la responsabilité de chacun de ne pas céder aux amalgames et d’éclairer la population sur les moyens d’éviter que pareilles catastrophes ne se renouvèlent.
Or, dans le traitement à chaud de ce type d’information, un article rédigé à la hâte ou un reportage réalisé selon une orientation prédéfinie sans attendre que toutes les causes de la tragédie soient des certitudes est une nouvelle violence faite à des familles et des proches touchés par un deuil cruel.
C’est par exemple ce qui arrive lorsqu’une des parties est le "coupable" désigné lors du traitement du fait-divers. Or, au fur et à mesure de la progression de l’enquête, cette première thèse est souvent battue en brèche. Il reste alors une famille doublement frappée. Elle a perdu un proche, et elle a vu cet être cher jeté en pâture à l’opinion, accusé à tort et sans preuve d’être celui qui est le responsable de sa perte.
Des questions incontournables
Pendant ce temps, la première image véhiculée par les médias imprègne l’opinion, ce qui lui évite de se poser les véritables questions.
À La Réunion, la totalité des déplacements s’effectue par la route, en utilisant des véhicules automobiles, sans autre alternative. Il existe bien des réseaux de bus, mais ils ne fonctionnent pas au-delà d’une certaine heure. Alors, quand arrive la nuit, les Réunionnais sont condamnés à se déplacer soit en deux roues, soit en voiture particulière.
Par ailleurs, ce mode de transport est intrinsèquement un des plus dangereux qui existe. La conduite d’un véhicule nécessite une attention de tous les instants et ne supporte pas l’approximation. La sanction est immédiate et peut être irrémédiable. Ce facteur danger est amplifié par le passage quotidien de dizaines de milliers de véhicules par des routes qu’il est impossible de sécuriser à 100%. Ainsi, la seule liaison entre le port et la capitale passe par une route qui serpente sous une falaise qui menace de s’écrouler à chaque instant. Ce qui est vrai pour la route du littoral se vérifie également au Cap Lahoussaye et tout au long de la trentaine de kilomètres de la route qui mène à Cilaos.
Au-delà de ces problèmes liés au réseau routier se pose aussi celui de la responsabilité de chacun à conduire que lorsque l’on est en condition physique de le faire. Il faut aussi tenir compte du facteur mécanique. Un véhicule automobile, c’est un ensemble de pièces en mouvement subissant de fortes contraintes. Même un entretien régulier ne met pas à l’abri d’un défaut de fabrication qui peut mettre en danger la vie des passagers et du conducteur, mais aussi celle des automobilistes qui croisent ce véhicule au même moment.
Cette énumération de faits permet de se rendre compte que quand un Réunionnais veut se déplacer à l’intérieur de son île pour aller travailler ou chercher un emploi, il est contraint de risquer quotidiennement sa vie.
La liberté de la sécurité
Pourtant d’autres moyens de transport existent. Jusqu’à la fin des années 50, un train reliait les villes du littoral entre Saint-Benoît et Saint-Pierre. Outil de transport, mais aussi de convivialité, il garantissait à tous les usagers de relier un point A à un point B sans vivre dans la hantise de la chute d’un galet et sans craindre de voir sa route croiser la trajectoire folle d’une voiture qui a échappé au contrôle de son conducteur. Ce droit à un mode de transport sécurisé redeviendra réalité quand plusieurs facteurs seront réunis.
Il s’agira entre autres de lutter pour l’adhésion massive des Réunionnais au tram-train, pour que ce mode de transport extrêmement sûr devienne l’outil de déplacement privilégié pour aller d’une ville à une autre sur le littoral. Autre dossier à faire avancer : la multiplication des transports collectifs à un tarif abordable pour tous, desservant régulièrement et sur la plage horaire la plus large tous les quartiers. Cela permettra d’offrir une alternative qui réduira la densité de la circulation automobile, et par conséquent diminuera les possibilités d’accident. Par ailleurs, la mise en service d’itinéraires davantage sécurisés au service de ceux qui seront malgré tout obligés d’utiliser l’automobile participe au même objectif d’aller vers des transports plus sûrs.
L’insécurité routière n’est pas une fatalité, il est possible de s’en libérer en utilisant des modes de déplacement beaucoup plus sûrs et conviviaux. Et alors, les accidents de la route cesseront d’endeuiller les familles.
Manuel Marchal
La sécurité des jeunes à deux roues
Freiner la mortalité : l’enjeu d’aujourd’hui
La sécurité des jeunes conducteurs moto et auto est en train de devenir un enjeu national. Des actions ont lieu régulièrement dans les établissements scolaires ou les quartiers. Elles visent à conseiller les jeunes sur leur attitude comme piéton ou “pilote” pour à terme éviter tout drame. Les parents ont également leur mot à dire dans ces initiatives où ils vont davantage être associés.
Chronologie des mesures
1893 : le certificat de capacité valable pour la conduite des véhicules
1917 : la création des premières auto-écoles
1921 : le Code de la route
1973 : à compter du 1er juillet, le port du casque est obligatoire pour tous les usagers de motocyclettes dans et hors agglomération, et les conducteurs de vélomoteurs, hors agglomération
1975 : le port du casque est obligatoire pour les conducteurs et passagers de vélomoteurs en agglomération. Les motocyclistes doivent circuler la journée avec le feu de croisement allumé. Un arrêté du 8 décembre fixe à 45 km/h la vitesse maximale possiblement atteinte par les cyclomoteurs.
1976 : à compter du 1er octobre, le port du casque est obligatoire hors agglomération pour tous les usagers de cyclomoteurs
1979 : à compter du 1er janvier 1980, le port du casque est obligatoire pour tous les usagers de cyclomoteurs
1982 : le Comité interministériel du 13 juillet décide le lancement de programme dont Réagir : une enquête sur les accidents graves et les initiatives pour y remédier.
1984 : un décret interdit à compter du 1er janvier 1985 la réception et la vente à compter du 1er janvier 1986 de motocyclettes de plus de 100 CV
1986 : le retrait immédiat du permis de conduire en cas de conduite en état alcoolique
1987 : 13 novembre, la mise en œuvre pour 1988 des Plans départementaux d’actions de sécurité routière (PDASR)
1990 : à compter du 1er décembre, la limitation généralisée de la vitesse de circulation en agglomération à 50 km/h. La possibilité, sous conditions, de zones à 30 et à 70 km/h
1992 : un décret du 4 décembre impose une vitesse maximale de 50 km/h sur l’ensemble des réseaux en cas de visibilité inférieure à 50 mètres.
1994 : un décret prévoit le retrait d’un point du permis de conduire pour non-port du casque, de la ceinture pour les conducteurs automobiles ou du casque pour les motocyclistes
1995 : le contrôle du taux d’alcoolémie passe de 0,7 g/l à 0,5 g/l par de sang
1996 : un décret du 14 juillet en application de la directive européenne (91/429/CEE) modifie l’accès à la conduite des motos. Il prévoit l’accès progressif à partir de 16 ans jusqu’à 21 ans. Il permet par ailleurs à une personne de conduire une 125 cm3 si elle a le permis de conduire depuis au moins 2 ans. Un autre décret du 14 juillet prévoit un Brevet de sécurité routière pour les jeunes d’au moins 14 ans pour la conduite d’un cyclomoteur
1997 : le Brevet de sécurité routière est rendu obligatoire pour conduire un cyclomoteur entre 14 et 16 ans - la partie théorique du BSR se déroule au collège (ASSr) et la partie pratique est assurée par des spécialistes de la conduite deux roues
1998 : un décret prévoit une contravention de la cinquième classe pour sanctionner l’excès de vitesse ou supérieur à 50 km/h
2000 : la mise en place de la première Semaine de la sécurité routière
2002 : un décret prévoit que les jeunes qui atteindront l’âge de 16 ans à compter du 1er janvier 2004 devront être titulaires du Brevet de sécurité routière ou du permis de conduire pour piloter un cyclomoteur ou un quadricycle léger à moteur (voiturette) et de l’attestation scolaire de sécurité routière pour s’inscrire à l’examen du permis de conduire
2003 : un décret relatif à l’aggravation des sanctions pour non port de la ceinture de sécurité et du casque (le retrait de 3 point du permis au lieu de 1 point). Un autre décret prévoit le retrait de 6 points du permis de conduire avec un taux d’alcoolémie compris entre 0,5 et 0,8 g/l par de sang
2004 : l’immatriculation des cyclomoteurs est obligatoire et la formation pratique du Brevet de sécurité routière (BSR) passe de 3 à 5 heures.
La moto, un mode de déplacement dangereux
Les données de l’accidentologie pour l’année dernière signalent : "en ce qui concerne les modes de déplacement, c’est la moto qui est d’assez loin le mode de déplacement le plus dangereux". Et la tranche d’âge "entre 15 et 24 ans masculine est la plus touchée". "Les garçons choisissent la moto par goût (82% des tués en moto ont entre 15 et 44 ans et 54% entre 20 et 34 ans) et la pratique de la moto par les usagers moins expérimentés augmente les risques à moto. Le cyclomoteur est d’abord un mode de déplacement des jeunes de 15 à 19 ans qui représentent 48% des tués avec des cyclomoteurs".
La prise de risque
Des enquêtes comme des études sociologiques "confirment l’attitude spécifique des jeunes garçons en matière de prise de risque. Les 15-24 ans représentent 13% de la population, mais aussi 28% des tués sur la route et prés de 40% du total des pertes d’années de vie humaine. La route est aussi la première cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans (près de 48% des causes de décès pour les jeunes garçons de 15-19 ans".
Le port du casque et l’immatriculation
Au guidon deux roues motorisées dont la vitesse autorisée est de 45km/h, il est bien entendu nécessaire de porter le casque et des vêtements épais pour ta protection. Si tu transportes un copain, il doit porter son casque sur la tête et non sous le bras, et ta carte grise doit le mentionner. Son immatriculation est également obligatoire depuis le premier juillet 2004. Et puis, des règles sont également à respecter. Elles commencent toutes par ne pas : se faufiler entre les voitures, changer de file brusquement, dépasser par la droite, boire d’alcool etc...
La lente et douloureuse élimination de l’alcool
L’alcool bu passe directement dans le sans et son élimination débute 1 heure après. C’est une moyenne. Et seul le foie permet cette destruction lente, toxique et douloureuse. Boire de l’eau, du café, des boissons sucrées, se dépenser physiquement ne modifie pas le taux d’alcool et n’accélère pas l’élimination.
Les actions de ...
... l’Académie de La Réunion
L’Attestation Scolaire de Sécurité Routière (ASSR) passée en 5ème est obligatoire. Elle permet au collégien de s’inscrire à la formation pratique du Brevet de Sécurité Routière (BSR). Avec ce brevet, il peut piloter un cyclomoteur dès 14 ans. Puis, l’ASSR est passée en 3ème. Ces certificats sont obligatoires pour tous les jeunes nés à compter du 1er janvier 1988. Ils sont demandés pour l’inscription au permis de conduire, catégories A et A1 (le permis moto) ou B (le permis voiture). Ces formations sont suivies par la Cellule académique de prévention et de sécurité. Depuis cette rentrée, des correspondants “sécurité routière” (des enseignants volontaires) ont pris place dans les collèges et les lycées. Ils vont informer et mobiliser les élèves sur la réglementation en matière de sécurité routière. En classe de primaire, une Attestation de première éducation à la route (APER) “circule”. Elle vise à évaluer les savoirs et les comportements des élèves en tant que piéton, passager et rouleur.
... l’Escadron départemental de la sécurité routière...
... intervient par exemple dans les écoles et à la demande. "Avec les marmailles, les gendarmes discutent du comportement à adopter à vélo, pied, moto ou en voiture", détaille le Capitaine Brossard de l’EDSR. Des débats sont régulièrement organisés. L’année dernière, cet escadron a mené plus de 100 actions sur l’île.
...la DDE...
"La sécurité des jeunes est un enjeu", explique Gilbert Ricquebourg, chargé de la sécurité routière. Son rôle et celui de son équipe est de mener des enquêtes sur la sécurité routière et ensuite de les analyser et les adresser aux institutions et associations. Fait inquiétant l’année dernière : sur les 73 tués, 20 d’entre eux étaient âgés de 15 à 24 ans. Il observe surtout "le nombre important de jeunes ne portant pas de casque sur les routes". Les 15/24 ans représentent en outre 17% de la population, 28% sont impliqués dans les accidents de la route et 35% sont des victimes graves.
... de la Préfecture...
... qui d’une manière ou une autre est présente dans les actions de sécurité routière. Margaret Laffin-Apavou, la coordinatrice de la sécurité routière, constate la motivation et l’implication des établissements. De mémoire, elle cite "les lycées de Saint-Louis, Brassens, Leconte de Lisle, Amiral Bouvet". Aujourd’hui, elle s’interroge sur le dispositif à mettre en place pour toucher les jeunes qui ont quitté la scolarité. En effet, depuis 1er janvier 1988, il est demandé aux jeunes à partir de cette date d’avoir les Attestation Scolaire de Sécurité Routière 1 et 2 pour s’inscrire aux permis moto et auto. D’ores et déjà, les acteurs de la sécurité routière consolident leur partenariat avec les associations de quartier et les mairies.
An plis ke sa
Sensibilisation au pilotage des deux roues
L’Escadron départemental de la sécurité routière organise le dimanche 3 septembre à la Caserne Sainte-Clotilde une journée de sensibilisation au pilotage des deux roues.
“La sécurité routière en agglomération”
La Semaine nationale de la Sécurité routière qui a mobilisé l’année dernière 38 établissements scolaires aura lieu dans l’île en novembre. L’accent sera mis sur “La sécurité routière en agglomération”.
Vitesse limitée à 110 km/h, mais pour un accouchement ?
Un automobiliste a été contrôlé dimanche soir à 141 km/h sur la RN2 dans le sens Saint-Benoît/Saint-Denis par l’Escadron départemental de sécurité routière. Les hommes de la gendarmerie constatent avec surprise que le conducteur conduisait son épouse qui était sur le point d’accoucher au CHD de Bellepierre. Sans perdre une minute, ils l’ont escorté à l’hôpital où la future mère a reçu tous les soins. L’histoire ne nous dit pas si l’usager a été sanctionné.
(Source : Sécurité routière, cours d’addictologie, Académie de La Réunion, Ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, DDE)
Jean-Fabrice Nativel
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Messages
22 février 2008, 13:55, par Mireille Fanedoul
a t on le droit de transporter une lanche de surf dans une voiture ou faut il obligatoirement un fixe au toit
25 juillet 2008, 17:15, par marilyne
bonjour, je suis maman de trois enfants (1,3 et 5ans). j’ai une 106 en voiture et je voudrais savoir si on peut mettre un enfants devant et que le papa passe derrière au milieu avec la ceinture ventrale.
Merci de me répondre
9 mars 2009, 08:48, par HADJELIS
DANS CE GENRE DE QUESTION :
- NON
- Aimez-vous vos enfants ? alors oubliez la loi et inquiétez-vous de leur sécurité.
Désolé d’être aussi sec mais il y va de la vie de vos enfants.
Cordialement Jean Pierre
20 août 2008, 20:17, par Lafontaine
Bonjour, depuis quelques temps la police se déguise en "civil" pour "pièger "les automobilistes, pompes à fric"personnellemnt je dispose de mes douze points..Mais de tout temps il est dit partout que c’est le représentant de la loi qui a relevé l’infraction qui doit verbaliser !!
Ce n’est plus du tout le cas avec la nouvelle méthode des agnts répréssifs au lieu d’être préventifs.
Pouvez vous m’éclairer sur ce sujet délicat s’il en est, que dit la loi actuelle ?
Remerciements.
9 mars 2009, 08:53, par HADJELIS
Etes-vous adulte ? avez-vous besoin de la police pour assurer VOTRE sécurité ? Lorsque vous vous présentez devant un feu vert vous supposez que "l’autre usager" a un feu rouge mais s’il ne veut pas de votre code de la route ! il passera ! et alors ? boum boum oum oum !
Jean Pierre
24 août 2008, 14:14
bonjour,
je n’arrive pas à trouver la liste des sièges auto bb qui arrivent en bonne position au crash test, j’en ai besoin pour me décider sur un achat car de plus 1 siège de 3BAMBINO WORLD" fournisseur en autriche m’interresse mais comment savoir si c’est un bon ?
en vous remerciant, salutations
5 février 2012, 11:14
Bonjour,
La securite routiere nous rabache en permanence sur les effets de l’alcol au volant,la vitesse mais ne parle jamais
de l’utilite du clignotant qui a mais yeux est tres important pour la securite,je pense que certain accident
sont du a l’oubli de celui ci.