Paul Vergès : Penseur et homme d’action
1er septembre, parPaul Vergès : 2016-2026
Initiative qui peut inspirer La Réunion
13 avril, par

A Shanghai, le compte carbone récompense les comportements écologiques, notamment l’usage des transports propres, en crédits échangeables. Adapté à La Réunion, il encouragerait des mobilités moins polluantes face à la hausse des prix des carburants. Ce système, basé sur une économie circulaire et des technologies fiables, pourrait transformer durablement les habitudes.
Face à l’augmentation constante de la consommation de carburants et des émissions polluantes, La Réunion pourrait s’inspirer d’un modèle innovant venu de Shanghai : le compte carbone individuel. Ce dispositif, déjà expérimenté à grande échelle, repose sur un principe simple : récompenser les citoyens qui adoptent des comportements à faible émission, notamment dans leurs déplacements quotidiens.
Au cœur du système, une plateforme numérique permet de mesurer l’empreinte carbone de chaque utilisateur. Les transports publics y jouent un rôle central, représentant à eux seuls 82 % des réductions individuelles. À Shanghai, le métro constitue ainsi un levier majeur, notamment certaines lignes structurantes qui encouragent une mobilité plus propre. Chaque kilomètre parcouru en transport peu polluant permet d’économiser environ 97 grammes de carbone, transformés en crédits.
Ces crédits ne sont pas symboliques : ils peuvent être échangés contre des récompenses concrètes. Bons d’achat, billets touristiques ou encore monnaie numérique font partie des incitations proposées. À la fin de l’année 2025, plus de cent types de récompenses étaient disponibles et plus de 530 000 transactions avaient été enregistrées, preuve d’un fort engagement des habitants.
Le système va plus loin en intégrant une dimension économique circulaire. Les crédits carbone peuvent être achetés par des entreprises pour compenser leurs émissions ou utilisés dans des projets environnementaux, notamment de restauration écologique. Ce modèle en boucle fermée permet de financer directement les récompenses, assurant ainsi son autonomie.
Un autre pilier de cette initiative repose sur la production d’énergie verte. Des installations solaires, notamment sur les toits des dépôts de transport, génèrent déjà des centaines de millions de kilowattheures d’électricité propre. À cela s’ajoute l’utilisation de la blockchain, garantissant la traçabilité et la fiabilité des crédits carbone, un facteur clé pour instaurer la confiance des utilisateurs.
Adapté à La Réunion, un tel dispositif pourrait transformer les faire reculer la pollution et améliorer le pouvoir d’achat de la classe la plus nombreuse, les pauvres. Dans un paysoù la voiture individuelle domine encore largement, encourager l’usage des transports en commun ou des mobilités douces deviendrait un levier concret de transition écologique. En donnant une valeur tangible aux gestes du quotidien, ce système incite chacun à devenir acteur du changement.
Au-delà de la simple mesure, le compte carbone redéfinit la relation entre écologie et économie. Il démontre qu’un mode de vie durable peut être non seulement bénéfique pour l’environnement, mais aussi avantageux pour les citoyens. Une piste prometteuse pour construire un avenir plus vert à La Réunion.
M.M.
Paul Vergès : 2016-2026
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