Un triple anniversaire combatif
16 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Livraison d’un ouvrage d’art non courant exceptionnel
7 mai 2009

Troisième ouvrage d’art exceptionnel livré sur les quatre, le viaduc de la Grande Ravine accumule les prouesses techniques. Il franchit la brèche de la Grande Ravine dont les dimensions vertigineuses sont d’environ 300 mètres de large et 170 mètres de profondeur.
Le viaduc a été livré hier, le 6 mai, respectant les délais malgré la démesure de l’obstacle.
Le projet de franchissement de la Grande Ravine a été un défi dès le début. En effet, c’est un milieu naturel riche et très sensible avec notamment la présence de Puffins de Baillon (espèce d’oiseaux protégés), des parois profondes quasi verticales, constituées de bancs des basaltes et de scories. Franchir cette brèche nécessitait de concevoir un ouvrage affranchi d’appui au fond de la Ravine : l’accès y est impossible pour construire.
Le projet architectural et technique s’est donc orienté vers un tablier léger et sobre, semblable à une fine lame supportée par deux bras sortant des flancs de la Ravine, les bracons.
Le projet avait fait l’objet d’un concours avec un premier gagnant, mais le projet ayant été revu, il a fait l’objet d’un deuxième projet, le "gagnant" restant le même.
Un projet technique très pointu
Le viaduc de la Grande Ravine est composé d’un tablier métallique (dalle orthotrope) de 288 mètres de long appuyé sur deux bracons en béton, inclinés de 19 degrés par rapport à l’horizontal. Les bracons sont encastrés en pied à des culées contrepoids, et tenus en tête par des tirants situés à l’intérieur du tablier. Structurellement, il s’agit d’un pont à effet d’arc limité et contrôlé.
Parmi les matériaux utilisés pour cet ouvrage hors normes, on trouve des aciers à haute limite élastique et du béton hautes performances.
Les chantiers de chaque rive ont été suivis de manière symétrique et ont été réalisés en décalé. Deux grues à tour (une de chaque côté) de 70 mètres ont été utilisées. Les éléments de la charpente métallique ont été fabriqués en Alsace, les corniches au Pays Basque, puis acheminés par bateau. Les éléments ont ensuite été assemblés sur place par des équipes réunionnaises.
L’ouvrage est étudié pour résister à des vents cycloniques pouvant atteindre 270 km/h en pointe. L’étude des effets du vent a fait l’objet d’essais sur des maquettes du pont en soufflerie. Le tablier sera équipé d’anémomètres, de capteurs de pression et d’accéléromètres pour un suivi grandeur réelle du comportement au vent de l’ouvrage.
Quelques chiffres
- 60.000 mètres cubes de déblais ont été retirés de la falaise.
- Tablier : 288 mètres de long, 23 mètres de large, 4 mètres de hauteur, 3.500 tonnes d’acier.
- Bracons : 50 mètres de long, 1.600 mètres cubes de béton hautes performances au total.
- Culées : 45 mètres de hauteur dont 19 mètres de puits, 14.000 mètres cubes de béton au total.
- Contrepoids : 1.600 tonnes de lest par rive.
- Terrassements : 48.000 mètres cubes de déblais pour la réalisation des puits et culées.
- 2.500 tonnes d’armatures dans le béton, 220 tonnes de précontrainte au total.
- 400.000 heures de travail rassemblant jusqu’à 200 personnes en heures de pointe.
- Marché travaux de 46 millions d’euros TTC.
- Durée des travaux : 3 ans (avril 2006 - mars 2009).
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Mézami mwin la konète La Franss dann bann zané 1955-1956 é mi pe dir azot dann tan-la té in drol pèryod késtyonn tanpératir : kan la fé fré la pa (…)
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Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)