Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
700 euros pour La Réunion-Madagascar, plus cher que pour aller en France depuis La Réunion
4 avril 2022, par

Dans l’affaire des billets d’avion vendus par Air Austral à 700 euros pour aller à Madagascar, le ministre des Transports a répondu aux arguments de la direction qui fixe le prix de ces billets. Il accuse la direction d’Air Austral de manquer de « droiture » et de « sincérité ».
Jeudi 31 mars dernier, Roland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie de Madagascar, présentait le Schéma directeur du transport, où il est revenu sur les différends des autorités avec Air Austral. Alors qu’Air Austral laisse entendre que les prix prohibitifs proposés pour aller de La Réunion à Madagascar, plus cher que pour aller en France, sont la conséquence du manque de vols autorisés par le gouvernement malgache, le ministre a donné sa version :
« Je ne devrais pas en parler ici mais la situation est telle que je suis obligé d’outrepasser mes obligations de réserve. Il s’agit d’un malaise entre personnalités car auparavant nous n’avons pas eu de litiges avec Austral. Je n’ai jamais caché mon aversion sur le contenu du contrat de partenariat stratégique entre Air Madagascar et Air Austral. Les dirigeants actuels de cette dernière, à mon sens, ont un côté machiavélique, si je peux m’exprimer ainsi. Il leur manque la droiture et la sincérité. Air Austral affronte des difficultés sur le plan tarifaire, 1 500 euros pour un vol d’une heure quinze minute, et tente de nous faire supporter ses problèmes. Des Malgaches de La Réunion ont manifesté contre ces prix astronomiques des billets d’avion. Même si cela risque de déboucher sur un incident diplomatique, je serai inflexible sur cette question d’honneur. Nous sommes souverains sur notre territoire. Nous leur offrons les droits de trafic, qu’est-ce qu’Air Austral nous propose en retour » s’interroge Roland Ranjatoelina. Au passage, il suggère à Air Austral de revoir les clauses de l’Accord appelé « La route 2A » conclu entre Madagascar et la France.
« Il y a ce qu’on entend par gentleman agreement dans le milieu aéronautique, une attitude à respecter par les uns et les autres ».
Voilà qui rappelle la réalité : c’est Air Austral qui fixe le prix des billets d’avion pour aller de La Réunion à Madagascar à bord d’un avion d’Air Austral, pas le gouvernement malgache.
Par conséquent, si Air Austral vend aussi cher ses billets d’avion pour se rendre sur la Grande île, c’est pour tirer un profit maximum d’une offre restreinte.
Alors que ces nouveaux avions Airbus A220 doivent permettre à la compagnie de réaliser 25 % d’économie sur le kérosène, principale charge d’une compagnie aérienne, des Malgaches ont manifesté contre des billets vendus 700 euros. Rappelons qu’avant la crise COVID-19, avec des avions plus anciens et donc plus coûteux à faire voler, Air Austral vendait le Réunion-Madagascar à 300 euros, ce qui permettait déjà de faire des bénéfices.
M.M.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Mézami na pwin lontan mwin la ékrir in n’afèr dann in biyé pou dir d’apré sak mi antann in pé partou épi sak mi lir ossi dann zoinal, bann zansien (…)
In kozman pou la rout
NaMo Green Rail, sur la ligne Jind-Sonipa
D’autres communes concernées à La Réunion ?
Convention de subvention avec l’Agence française de développement
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Messages
5 avril 2022, 18:46, par oscar Dudule
Effectivement 700 € , c’est beaucoup trop cher.
Mais qu’attend le gouvernement malgache pour ouvrir tous ses aéroports ,au compagnies aériennes, y compris et surtout à la nouvelle compagnie malgache ?
il y aurait ,alors une concurrence.