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Mobilisation à La Réunion : premières images

Des milliers de manifestants dans les rues de Saint-Denis

Témoignages.re / 10 mars 2009

Ce matin, dans les rues de Saint-Denis, des milliers de Réunionnais ont crié l’exaspération de la population face à l’aggravation de la situation.
Pour cette deuxième grève générale ponctuée par un appel à la manifestation en moins d’une semaine, les Réunionnais ont répondu présent.

La mobilisation du 5 mars dernier avait permis aux Réunionnais d’arracher l’ouverture des négociations sur les prix des loyers, les prix dans les grandes surfaces et les salaires.

Hier, le préfet a annoncé une première avancée pour les Réunionnais unis autour du Collectif d’organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion (COSPAR). Les prix du gaz et des carburants vont diminuer à partir de demain, avec -15% sur le gaz notamment.

Mais beaucoup reste à obtenir sur la base des 62 revendications du COSPAR. Le Collectif demande notamment une hausse de 200 euros des minima sociaux, des bas salaires et des petites retraites. L’Etat et le MEDEF proposent pour le moment 150 euros, mais uniquement pour les salariés.

La mobilisation se poursuit pour aller d’abord vers la signature d’un accord qui répond à l’urgence sociale tout en renforçant la cohésion de la société réunionnaise. Les sans-emplois, les retraités, les jeunes de 18 à 25 ans ne doivent pas être oubliés, sous peine de voir les inégalités se creuser.



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Messages






  • Si certains se demandent pourquoi la mobilisation est-elle moins forte, je leur dirais que certainement perdre 2 journées de salaire dans le même mois n’est pas une chose que tout le monde peut se permettre.
    N’oublions pas non plus tous ceux et toutes celles qui sous la pression des maires ou des patrons sont de tout coeur avec nous, mais ne peuvent se joindre aux manifestants.
    N’oublions pas toutes ces personnes âgées, toutes les personnes à mobilité réduite qui ne peuvent pas non plus le faire.
    N’oublions pas non plus ceux et celles qui ont des enfants, ou des malades à garder.
    Il y a aussi ceux qui ont des rendez-vous importants (chez le médecin, chez un éventuel employeur ...), ceux qui n’ont pas de moyens de transport et qui n’ont pas trouvé un ami ou un parent pour les emmener.
    Je connais aussi pas mal d’aides-à domicile qui ne peuvent abandonner leur poste.
    Combien de milliers de mécontents sommes-nous vraiment ?
    Les sondages nous en donnent une idée.

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