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Opération Wuambushu
23 mai 2023, par

Le 17 mai à 11h, le bateau de la SGTM (Société de gestion et de transport maritime) a quitté le port avec à son bord, 18 personnes en situation irrégulière regagnent les Comores, dont quatre volontaires et 14 autres dans une procédure classique de reconduite à la frontière. 17 passagers réguliers étaient également présents. Ce départ est le second depuis le lancement de l’opération Wuambushu, le 24 avril.
En effet, les autorités comoriennes bloquaient l’arrivée des bateaux, car elles ne souhaitaient à participer à cette opération. Cependant, le 9 mai les ministres français Gérald Darmanin et Catherine Colonna ont rencontré les dirigeants comoriens Dhoihir Dhoulkamal, Mahamoud Fakridine et Houmed Msaidié.
Au cours de cette réunion, la situation a été débloqué, e les reconduites se font désormais sous conditions. Seuls les personnes sans visa pour Mayotte et ayant une carte d’identité comorienne pourront être reconduit aux Comores.
En effet, dans un communiqué, la société comorienne des ports (SCP) a rappelé que « seuls les passagers en situation irrégulière et ceux en départs volontaires munis de pièces d’identités comoriennes, seront autorisés à débarquer ».
L’arrivée du premier bateau pourrait donc être mouvementée, car la compagnie Maria Galanta a annoncé un retour de sa liaison entre Mayotte et les Comores, à partir du 17 mai. De son côté, le gouvernement comorien a dit accepter la réouverture de la ligne maritime pour ne pas pénaliser les ressortissants bloqués de deux côtés.
Cependant, les personnes expulsées faisant l’objet d’une condamnation judiciaire ne seront pas autorisé à aborder. En effet, Houmed Msaidie, le porte-parole du gouvernement, a indiqué qu’à aucun moment, "des délinquants visés par l’opération Wuambushu ne seront autorisés à rentrer sur le territoire".
« Nous nous sommes mis d’accord qu’une fois qu’elle aura interpellé ceux qui sèment la terreur, la France les jugera sur place. Mais ils ne seront pas renvoyés chez nous. Néanmoins, les Comoriens qui souhaiteront rentrer de leur propre gré, c’est-à-dire les départs volontaires, eux, peuvent venir », a clarifié le ministre de l’Agriculture qui faisait partie de la délégation qui s’est rendue à Paris le 9 mai dernier.
Comment sera distingué un départ volontaire d’un départ forcé ? Pour Moroni, toutes les modalités liées à ce sujet vont être définies avec les autorités françaises installées à Mayotte. « Nous n’étions pas allés là-bas pour récupérer Mayotte ? Loin s’en faut. Notre voyage à Paris répondait à deux objectifs. D’abord, faire comprendre aux Français, gestionnaires de l’île qu’ils sont responsables de l’insécurité y régnant. Ensuite, poursuivre le dialogue afin de sortir de cette crise », a précisé le ministre.
Le délégué à la Défense, Youssoufa Mohamed Ali, a précisé que la réouverture des liaisons maritimes ne signifie pas que les contrôles seront abandonnés. « Nos services examineront le bateau avec attention », a-t-il prévenu.
Il a aussi indiqué qu’un seul bateau effectuera les rotations pour le moment. Cette reprise des liaisons vise à ne pas condamner les ressortissants bloqués des deux côtés. « Il y a ceux qui résident en France mais qui préfèrent transiter par Mayotte avant de regagner les autres îles par bateau. C’est aussi par voie maritime que les marchandises et les médicaments arrivent au pays. Nous ne pouvons pas ignorer ces aspects », a souligné Youssoufa Mohamed Ali.
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