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7 juin, par10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
Crédit de la mission outre-mer au Sénat
1er décembre 2014

Vendredi dernier, Paul Vergès a voté contre le budget de l’Outre-mer. Le projet avait en effet été modifié par une initiative visant à retirer 10 millions d’euros au service militaire adapté au profit d’une subvention versée aux compagnies aériennes pour qu’elles ne baissent pas leur prix. Voici un communiqué du sénateur sur ce sujet :
« Les crédits de la mission « outre-mer » ont été approuvés hier vendredi, au sénat, par une majorité de droite (UMP – UDI/UC), les groupes PS, CRC, et Verts, votant contre ce budget, qui a été dénaturé par un amendement.
Ce vote est, en effet, à analyser au vu de l’amendement déposé par le sénateur Didier Robert, amendement qui visait à amputer de 10 millions d’euros les crédits affectés au SMA, afin de les inscrire sur la ligne « continuité territoriale ».
Le sénateur Robert a demandé un scrutin public sur son amendement ; celui-ci a été adopté par la majorité UMP – UDI/UC.
Il convient de noter que la majorité des sénateurs ultramarins a voté contre cet amendement.
Dans leurs interventions, les sénatrices et sénateurs de tous les groupes politiques présents au Sénat ont regretté la baisse des crédits de continuité territoriale mais ils ont affirmé attendre beaucoup des travaux que va lancer la Délégation sénatoriale à l’outre-mer visant à une réforme du dispositif. En effet, la délégation sénatoriale à l’outre-mer a décidé de se saisir du dossier.
En outre, tous les intervenants, quel que soit leur parti politique, ont condamné sans ambiguïté le choix de Didier Robert de prélever ces crédits sur le SMA. Tous ont souligné que la performance de cet outil n’est plus à démontrer.
Cette situation appelle plusieurs remarques :
Premièrement : le SMA voit un cinquième de ses crédits disparaître au profit de la continuité territoriale. A La Réunion, chacun connaît l’importance du RSMA : 1.076 volontaires en 2013, un chiffre en hausse constante chaque année. Le nombre de volontaires à La Réunion représente plus de 20% des effectifs totaux du SMA outre-mer. Les jeunes qui sortent du RSMA sont formés et diplômés dans l’une des 58 filières proposées et trouvent rapidement un emploi.
Deuxièmement : le dispositif de la continuité territoriale, tel qu’il est géré actuellement notamment à La Réunion, doit être corrigé. En effet, 85% des aides régionales sont destinées aux ménages dont le quotient familial est compris entre 12.000 et 26.000 euros, ce qui peut correspondre à des salaires de 9.000 euros par mois pour un couple avec 3 enfants. Donc l’aide régionale ne bénéficie pas aux plus défavorisés.
En tout état de cause, cette polémique inutile aura réussi à faire oublier l’essentiel : la gravité de la situation économique et sociale à La Réunion et dans les outre-mer. Les débats sur cette question – l’amendement avait manifestement une visée électoraliste – auront éclipsé la vraie question : quel développement veut-on pour les outre-mer ? »
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