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Qui va payer ?
15 juillet 2025, par

40 milliards ont été décidé par le gouvernement pour réduire la dette du pays. Pour cela, le Premier ministre François Bayrou avait demandé à tous les Français, sauf les riches et ultras riches, des efforts. Quelques mois plus tard, le président Emmanuel Macron a annoncé une hausse historique du budget de la défense : 3,5 milliards d’euros supplémentaires en 2026, puis 3 milliards en 2027.
Le président Emmanuel Macron a affirmé le 13 juillet que jamais « la liberté n’avait été si menacée » depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945 et « jamais à ce point la paix sur notre continent n’avait dépendu de nos décisions présentes ».
« Nous vivons un moment de bascules. Nous en apercevons depuis longtemps l’imminence. Ces bascules sont aujourd’hui effectives », a déclaré le chef de l’Etat français dans son traditionnel discours aux armées à la veille de la Fête nationale.
« Jamais à ce point la paix sur notre continent n’avait dépendu de nos décisions présentes », a-t-il ajouté, évoquant notamment « les impérialismes et les puissances d’annexion » comme la Russie, qui a déclenché une guerre contre l’Ukraine en février 2022.
L’ordre international fondé après la Seconde Guerre mondiale est de plus en plus contesté est affaibli et « comme il n’y a plus de règles c’est la loi du plus fort qui l’emporte », selon lui.
La France doit « affronter tant de défis pour rester libres, maîtres de notre destin ». Or « pour être craint, il faut être puissant », a estimé ce dernier. « La mobilisation interministérielle est essentielle à la défense nationale, chacun doit être à son poste de combat », a-t-il ajouté.
Par la suite, Emmanuel Macron a annoncé un renforcement inédit du budget de la défense, avec 3,5 milliards d’euros supplémentaires prévus en 2026, puis 3 milliards de plus en 2027. Il a précisé qu’à ce rythme, le budget des armées aura doublé en dix ans, entre 2017 et 2027.
Une actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030 sera présentée à l’automne 2025. Le chef de l’État a exclu que cet « effort nouveau et historique » soit financé par l’endettement, au moment où le gouvernement entend redresser les comptes publics. Mais il n’a pas précisé où les prochaines coupes budgétaires auront lieu.
Qui va financer ?
En mai, le Haut Commissaire à la stratégie et au plan, avait évoqué les pistes pour financer le réarmement et atteindre des objectifs de dépenses militaires équivalentes à 3,5% du PIB, voire 5% – contre 2% actuellement.
Quatre principaux leviers existent :
- la maîtrise des dépenses publiques, qui impliquerait des réductions inédites dans d’autres domaines, notamment les prestations sociales (soit environ 530 milliards d’euros, pour une dépense sociale totale qui représente environ la moitié de la dépense publique) et aux rémunérations des agents publics (environ 350 milliards d’euros).
- un accroissement des prélèvements obligatoires tels que la TVA et certains impôts
- une croissance du taux d’emploi avec par exemple la remise en cause de la réforme des retraites pour augmenter l’âge de départ. Où mettre en place des réformes structurelles
- le recours à un financement européen, en particulier via un endettement commun qui soulèverait des défis politiques et juridiques, mais permettrait de mutualiser en partie l’effort avec nos partenaires.
Le gouvernement ne veut pas instaurer un impôt plancher de 2% sur le patrimoine des « ultra-riches » qui se situerait entre 15 et 25 milliards d’euros par an, car cela aurait un impact sur l’activité économique et entraînerait une contraction des recettes.
Pourtant, Emmanuel Macron a assuré que « nul ne peut demeurer immobile. Nous avons une avance, mais demain, au même rythme, nous serions dépassés. » Il a enfin appelé les parlementaires à voter sans retard le budget 2026, rappelant que les sanctions de fin d’année ont pour effet de décaler les crédits alloués aux armées.
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