Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
500 millions d’euros pour l’économie réunionnaise
20 juin 2009, par

Avec 70,4% de son budget consacré aux investissements, la Région est au premier rang des collectivités de la République. Cela a représenté l’an dernier 500 millions d’euros pour l’économie réunionnaise. Ces investissements fournissent dans l’immédiat du travail aux entreprises, et préparent les infrastructures dont l’avenir aura besoin. La poursuite des grands chantiers va contribuer à cette dynamique. 70% du budget pour l’investissement : voilà une perspective d’avenir.
Parmi les dossiers à l’ordre du jour hier de l’assemblée plénière du Conseil régional, le bilan d’activité et le compte administratif pour l’année 2008 permettent de mettre en évidence la traduction concrète d’une volonté politique.
Le compte administratif montre que la Région maintient le cap des investissements pour préparer l’avenir et apporter son importante contribution à l’activité économique. Ainsi, 70% du budget de la Région est consacré à l’investissement.
Mais force est de constater que l’approche des élections pousse à la démagogie. C’est en effet de cette manière que l’on peut qualifier le comportement des conseillers régionaux l’opposition hier. Puisque sur le fonds, ils n’ont aucun argument à faire valoir, alors ces élus tentent de lancer des diversions sur tous les sujets.
C’est par exemple le cas d’un conseiller de l’opposition qui estime que la construction du pont de la Rivière Saint-Etienne ne va pas assez vite. Or, puisqu’il est du même bord politique que le gouvernement, pourquoi ne va-t-il pas plaider à Paris pour que l’État actualise sa participation au financement en fonction des contraintes liées à la construction d’un tel ouvrage ? Car jusqu’à présent, Paris refuse d’aller au-delà de la moitié du prix d’un pont qui s’est effondré lors d’un cyclone.
Où sont les projets de l’opposition ?
Que de temps perdus également autour d’un débat sur une mesure qui, si elle avait été acceptée, n’aurait jamais pu être appliquée : verser une subvention à une association qui n’existe plus. Malgré cette impossibilité juridique, l’opposition a alimenté une polémique.
Cette méthode n’a fait que retarder les débats, elle ne permet pas de masquer l’essentiel : la majorité régionale applique le programme pour lequel elle a été élue, et l’application de ce programme suscite l’adhésion massive des Réunionnais.
Pendant des années, le projet de la route des Tamarins a fait l’objet de sévères critiques de la part de cette opposition. Les dizaines de milliers de Réunionnais qui envahissent le tracé tous les week-end démontent tous les arguments qui ont été échafaudés pour empêcher la concrétisation de ce projet. Et ce sont les mêmes arguments qui sont repris par les opposants politiques au tram-train. L’annonce par les services du Premier ministre de l’actualisation de la participation de l’État au chantier du tram-train et celle de l’inscription de ce chantier dans le plan de relance de l’État sont autant de nouvelles qui douchent les espoirs de ceux qui réclament l’abandon du tram-train. Au fur et à mesure des avancées irréversibles du projet du tram-train, nul doute que la population réunionnaise leur montrera combien leur intention n’allait pas dans le sens du développement du pays.
Une perspective d’avenir
Dans le contexte actuel, la part des investissements est en tout cas un signal fort que la Région lance au monde économique. Car 70% du budget consacré à l’investissement en 2008, cela souligne que la collectivité n’en est pas au stade des proclamations, mais bien dans celui de l’action concrète. Ce pourcentage place la Région en tête de toutes les collectivités de la République dans ce domaine.
Mais malgré tous ces efforts, la situation sociale s’aggrave, « nous ne sommes qu’au début d’une crise comparable à celle de 1929 », précise Paul Vergès en s’appuyant sur l’analyse d’experts internationaux. Dans ce contexte, « si rien ne sort » des États-généraux de l’Outre-mer, « nous entrerons dans une véritable crise politique à La Réunion ».
Pour toutes ces raisons, il est essentiel que la dynamique des grands chantiers se maintienne. Les garanties sur l’actualisation de la participation de l’État actée dans le Protocole de Matignon montrent en tout cas que la voie est ouverte pour le chantier du tram-train. 70% du budget consacré à l’investissement : voici une perspective d’avenir.
M.M.
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