Février 2026 parmi les mois les plus chauds jamais mesurés : la planète brûle, La Réunion doit se préparer

Accélération de la crise climatique : quels projets des candidats pour protéger la population ?

12 mars, par Manuel Marchal

Le cinquième mois de février le plus chaud jamais enregistré confirme l’accélération du dérèglement climatique. Pour La Réunion, en première ligne face aux cyclones, à la sécheresse aux pluies extrêmes et à la montée des eaux, l’heure n’est plus aux discours mais à l’action politique concrète.

Février 2026 entre dans l’histoire climatique mondiale. Selon le Copernicus Climate Change Service, la température moyenne globale a atteint 13,26 °C, soit environ 0,5 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020. Ce mois devient ainsi le cinquième mois de février le plus chaud depuis le début des relevés. Ce n’est pas une anomalie isolée : c’est une trajectoire.
Partout, les signaux virent au rouge. Les océans ont enregistré près de 20,9 °C en surface, deuxième niveau le plus élevé jamais mesuré pour un mois de février. La banquise arctique poursuit son recul, atteignant sa troisième plus faible étendue pour cette période de l’année. Le climat mondial se dérègle à une vitesse qui dépasse les engagements politiques.

inondations meurtrières

En Europe et en Afrique du Nord, les conséquences ont été brutales. La France, l’Espagne, le Portugal et le Maroc ont subi des inondations meurtrières après des pluies diluviennes. Au Portugal, la tempête Kristin a ravagé des forêts entières. Derrière ces catastrophes, une réalité : un climat plus chaud intensifie les événements extrêmes.
Pour La Réunion, ces chiffres ne sont pas des statistiques lointaines. Ils annoncent notre avenir proche. Île tropicale, territoire contraint, société inégalitaire : nous sommes en première ligne. Chaque saison cyclonique plus violente menace nos habitations. Chaque épisode de pluie intense fragilise nos routes, nos radiers, nos réseaux d’eau. L’érosion grignote nos côtes. La montée du niveau de la mer menace nos quartiers littoraux.

Que proposent les candidats pour protéger la population ?

Au cours des six prochaines années, la crise climatique ne va pas ralentir. Elle va s’aggraver. La question n’est plus de savoir si nous serons touchés, mais si nous serons prêts.
Dans cette campagne municipale, le silence ou les demi-mesures seraient irresponsables. Protéger la population suppose des engagements clairs : arrêt de l’urbanisation dans les zones à risque, renforcement des plans communaux de sauvegarde, investissements massifs dans la gestion des eaux pluviales, sécurisation des ravines, protection du littoral, végétalisation des villes pour lutter contre les îlots de chaleur.
Il faut aussi agir sur les causes : accélérer la transition énergétique, soutenir les transports collectifs, développer l’autonomie alimentaire, préserver les terres agricoles. La justice climatique doit guider les choix publics : ce sont les plus modestes qui vivent le plus souvent dans les zones les plus exposées.
Les candidates et candidats aux municipales doivent dire précisément ce qu’ils feront. Quels budgets ? Quels calendriers ? Quelles priorités pour protéger les quartiers vulnérables ? La population ne peut plus se contenter de déclarations générales.
Les données mondiales de février 2026 sonnent comme une alerte. À La Réunion, nous n’avons pas le luxe d’attendre. Anticiper, planifier, transformer : c’est maintenant que se joue la sécurité des six prochaines années. L’histoire climatique s’accélère.

M.M.

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  • De nouveau l’actualité confirme ce que l’on envisageait, prévoyait même à l’écoute des scientifiques. Les élections approchent et là aussi, on verra bien comment les candidats et plus tard les élu(e)s feront pour limiter la casse, le désastre annoncé, avec notamment plus de la moitié des prochaines année, six mois à plus de 30 degrés ! Il va falloir changer de paradigme à commencer à multiplier l’installation d’ombrières dans les cours de particuliers, puis des écoles, collèges, lycée, Epahd, marchés, hôpitaux, Faculté ou les températures empêchent de vivre correctement avec les risques actuels de déshydratation, sans oublier ceux qui travaillent en plein air, le BTP, les agriculteurs, les jardiniers... En même temps, il faudrait multiplier les plantations d’arbres, sans oublier de les arroser copieusement pour les aider à grandir, surtout en ville, et de végétaliser les sols, comme les cours d’écoles, les rues, les places publiques, les grandes surfaces où souvent pas grand chose a déjà planté et remplacer le béton goudron brulant par autres choses comme de la terre végétale, des pavés perméables, du sable, des planchers car il faut moins chaud quand on y marche dessus. On verra bien le temps aussi que cela prendra pour que l’on voit un changement réel, sérieux, bien réfléchi avec le soucis de l’avenir de tous et toutes, bonne fin de semaine et ne pas oublier d’aller voter dimanche, car c’est un devoir civique qui n’existe pas de partout et qui avait fait beaucoup de morts, Arthur.


Témoignages - 82e année


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