Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Jean-Pierre Técher (A.C. Réunion)
14 juin 2005

(page 3)
Le gouvernement Raffarin n’est plus. Vive le gouvernement De Villepin. Raffarin - De Villepin, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. On reprend les mêmes et on recommence. Le libéral Raffarin cède la place au libéral De Villepin. Où est le changement ? Changement d’homme ? Non puisque celui-ci était déjà dans le gouvernement et a approuvé la politique menée. Changement politique ? Non plus puisque dans son discours de politique générale, le Premier ministre a rendu un hommage appuyé au "courage politique" de son prédécesseur. Est-ce à dire que vider le Code du travail de son contenu, précariser l’emploi existant, créer une classe de travailleurs pauvres, rendre plus difficile et plus aléatoire la retraite, faire des cadeaux aux entreprises et leur permettre de s’enrichir en exploitant davantage leurs salariés, contrôler et sanctionner les demandeurs d’emplois qui n’acceptent pas n’importe quel emploi à n’importe quel prix constituent le courage en politique ?
Le "Contrat nouvelle embauche" de deux ans, le "chèque emploi" constituent autant de coups de canif dans le Code du travail et les syndicats ont raison de le dénoncer. Depuis 30 ans, j’ai écouté les fameux discours de politique générale des Premiers ministres. Tous ont promis de lutter contre le chômage. Tous ont échoué. La preuve : 500.000 chômeurs en 1974, 3 millions en 2005, cela se passe de tous commentaires. En effet, quel chômeur, quel allocataire de minima sociaux peuvent être enthousiasmés par des mesures dont l’objectif est de faire d’eux des travailleurs pauvres ? Qu’on ne s’étonne pas si de telles annonces suscitent critique, scepticisme et rejet ! De telles politiques ne sont pas seulement insuffisantes, elles sont inefficaces et délétères.
Desserrer un ou deux verrous c’est peut-être un début, mais c’est totalement insuffisant. Il faut aller beaucoup plus loin. Les Français en général et les Réunionnais en particulier appellent de leurs vœux un pacte social pour l’emploi incluant aussi un plan de lutte contre la pauvreté. Qui sera le gouvernement ou l’élu capable de les entendre et d’agir en conséquence ? À bon entendeur, salut.
Jean-Pierre Técher,
AC-Réunion
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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