Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Comité de solidarité de Madagascar
26 août 2005

Le Comité de solidarité de Madagascar (CSM) intervient depuis plus de 50 ans dans les domaines de la santé et de l’éducation. Il accueille et aide des milliers de personnes dans ses centres et son école. Nous reproduisons ci-après un texte de sa présidente, Gisèle Rabesahala, sur les problèmes que connaît le pays ainsi que les actions menées par le comité. Ce texte est tiré de “Convergence”, un journal du Secours populaire français qui a fêté ses 60 ans avant-hier.
"Depuis 1950, nous sommes sur le terrain avec les populations qui souffrent. Au début, nous apportions notre aide aux familles de prisonniers qui luttaient contre la répression coloniale. À cette époque, le SPF était déjà à nos côtés. Après l’indépendance et la libération de tous les prisonniers, notre travail s’est orienté vers les problèmes de santé et d’éducation.
Notre pays est en grande difficulté. 70% des Malgaches ont un revenu de moins d’un euro par jour. La Sécurité sociale n’existe pas et 4.9% des enfants de moins de 5 ans ne grandissent pas normalement du fait des carences alimentaires alors que seulement 8% des dépenses publiques sont consacrés à la santé publique.
Nous gérons plusieurs sites médicaux, un centre de santé à Avaradoha, une infirmerie à Marolambo et une unité médicale à Vohipeno. Le centre d’Avaradoha reçoit 15.000 patients par an. Le prix de la consultation est de 0,80 euro mais les médicaments sont fournis gratuitement. Actuellement nous recherchons des fonds pour renouveler notre matériel qui est très ancien. Nous avons besoin d’un échographe, d’une table de radiographie, de fauteuils de dentiste...
Nous nous occupons aussi de la situation des enfants. Notre école de la solidarité, située à 2 kilomètres de Tananarive, accueille 280 élèves du secondaire et 80 du primaire. Ils sont tous encadrés par 22 enseignants bénévoles. Dans la localité d’Alasoara, nous avons construit 2 classes supplémentaires. Des aides ponctuelles (dons de livres, de fournitures scolaires, de mobiliers...) sont également apportées dans certaines écoles. Nous allons aussi participer à la création d’un centre de formation professionnelle auquel serait adjoint un centre de vacances pour enfants. La situation des femmes nous mobilise aussi. De nombreuses femmes malgaches subissent des violences conjugales. En cas de divorce, 2 tiers des biens reviennent à l’homme et un tiers seulement aux femmes. Pour leur venir en aide, nous avons mis en place des mutuelles de crédit. Cela leur permet d’améliorer leur niveau de vie en créant des projets générateurs de ressources. Elles peuvent aussi s’inscrire dans des ateliers d’alphabétisation, ce qui constitue pour elles des tremplins et une ouverture sur d’éventuelles formations.
Un soutien est aussi apporté aux paysans : distribution de semences, d’engrais, vaccinations de bétail..."
Nos peines
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