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4 juin 2021, par

Accompagnée par ses co-listiers Marion Dieudonné, Pascal Plante et Maya Césari, Ericka Bareigts a dévoilé hier une autre partie du programme présenté par la liste Nouvel Avenir de La Réunion, sous le thème « Partager une ambition ». Il s’agit de « changer notre approche de gouvernance » en portant une « ambition » traduite sous la forme d’un « plan de convergence » qui pourra être écrit par les membres de la futures Conférence territoriale régionale.
« Partager une ambition », « notre marque de fabrique selon notre vision politique » précise Ericka Bareigts qui a présenté hier cette partie du programme de la liste Nouvel Avenir de La Réunion qu’elle conduit aux régionales.
La notion de partage renvoie à celui de la co-construction : « nous sommes dans la démarche d’associer les citoyens mais aussi les partenaires », c’est-à-dire « l’ensemble des forces vives de ce territoire ».
« Nous sommes convaincus que La Réunion doit s’inscrire dans une ambition », poursuit-elle, e »t cela concerne tous les Réunionnais. Il s’agit notamment de remédier à des inégalités territoriales dont sont particulièrement victimes les habitants de l’Est et des Hauts, abandonnés par les politiques régionales.
Pour « rallumer la flamme de l’ambition », Ericka Bareigts propose la signature de contrats territoriaux de développement avec l’ensemble des micro-régions et avec les villes. Le but est de « construire une solidarité plus forte pour un rattrapage de l’Est et des Hauts. Nous ne pouvons plus accepter de voir jetée la moitié de notre territoire, c’est une faute politique majeure que nous comptons réparer ».
L’ambition signifie également « changer notre approche de gouvernance » : « nous pensons qu’il n’est plus suffisant de faire de la politique pour rattraper les indicateurs nationaux ou la moyenne nationale. C’est toujours avoir une référence lointaine qui est largement insuffisante. Porter une ambition ce n’est pas quémander une aide nouvelle », souligne-t-elle. Elle rappelle tous les ans les inquiétudes à la veille des débats parlementaires sur le budget, pour savoir si tel ou tel dispositif est ou pas reconduit.
« L’ambition c’est porter une vision, c’est de marquer dans nos contrats de développement, dans nos plans de convergence dont le premier n’a pas été discuté avec l’ensemble des forces vives du territoire. Il s’agit d’écrire pour une mandature la stratégie, la vision, le portage de cette ambition et de mettre en parallèle les fonds que nous allons utiliser. La candidate évoque les fonds européens déjà gérés par la Région Réunion, le Plan de relance européen qui souffre actuellement d’une absence de vision pour son usage à La Réunion, ainsi que le plan France Relance.
Afin d’écrire ce programme partagé qualifié de « Plan de convergence », Ericka Bareigts rappelle l’importance de la proposition de la Conférence territoriale régionale. Toutes les institutions seront autour de la table pour écrire ensemble ce projet, « ensemble poser la vision et les exigences, et ensuite négocier avec l’Europe et le gouvernement la part que nous allons cibler sur le développement de ces projets ambitieux ».
Au sujet de la « coopération internationale et non pas coopération régionale, nous souhaitons reposer la question de la place de La Réunion dans le Bassin océan Indien. Nous souhaitons nous inspirer de ce que la « loi Letchimy » permet aujourd’hui. Cela nous permet de prendre attache avec le ministère des Affaires étrangères pour pouvoir écrire une stratégie internationale de développement dans notre Bassin océan Indien. Cela n’a jamais été fait ».
L’important trafic maritime ainsi que l’attrait de notre région pour les navires de pêche industrielle sont des réalités. Ericka Bareigts plaide pour la création d’une Agence régionale de la biodiversité en partenariat avec nos voisins. Elle rappelle que La Réunion fait partie des 32 zones rouges où l’endémisme est menacé, tandis qu’un tiers des espèces indigènes à La Réunion ont disparu.
Enfin, elle propose l’organisation des Assises de la croissance verte dans l’océan Indien pour notamment évoquer la question du traitement des déchets dans l’ensemble de notre région.
M.M.
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