
La réforme des soins médicaux et de réadaptation ne passe pas à La Réunion
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Chômage, emplois sous-payés, émigration en France ou un espoir pour l’avenir ?
9 juillet 2024, par
Selon les données diffusées hier, le taux de réussite du bac en 2024 à La Réunion est de 82 %. Plus de huit candidats sur 10 ont été admis au premier grade universitaire, soit près de 10000 Réunionnais : et maintenant ? C’est une question bien plus d’actualité pour notre pays que les négociations entre partis à Paris pour décider d’un gouvernement.
« Et maintenant ? » : c’est une des expressions les plus répandues à la « une » des médias depuis le résultat du second tour des législatives. En France, le résultat ne correspond pas au fonctionnement habituel des partis parisiens, car aucun d’entre eux n’a obtenu la majorité absolue ou s’en est rapproché à l’Assemblée nationale.
« Et maintenant ? », c’est la question que pose « Témoignages » ce jour pour un autre sujet, bien plus important pour notre pays : que deviendront les près de 10000 nouveaux bacheliers 2024, qui s’ajoutent à des nombres équivalents ces dernières années. En 5 ans, ce sont donc plusieurs dizaines de milliers de Réunionnais qui accèdent au premier grade universitaire. Depuis l’arrêt du chantier du tram-train en 2010, cela fait près de 100 000. Notre île a donc un niveau de formation théoriquement élevé, résultat de la lutte des progressistes pour obliger Paris à débloquer les moyens pour ouvrir l’accès au savoir et à l’éducation.
Mais tous ces efforts sont loin de protéger du chômage. La moitié des jeunes sortis de l’école sont privés de travail.
La pénurie d’emploi est telle qu’un poste de fonctionnaire avec la surrémunération reste un objectif prioritaire pour ces bacheliers. Dans un pays développé, bien d’autres possibilités sont ouvertes. La Réunion a pourtant d’importants besoins qui peuvent être satisfaits grâce à des ressources qui peuvent être valorisées à La Réunion, comme dans l’énergie et l’alimentation. Mais ce n’est pas la priorité de décideurs qui privilégient les importations de produits fabriqués en Europe et de ressources humaines venues de France afin de maintenir La Réunion sous dépendance de l’extérieur.
Chaque année, les jeunes Réunionnais qui s’exilent en France pour continuer les études ou chercher du travail constituent la première source de l’émigration des milliers de Réunionnais qui quittent chaque année notre pays.
Dans notre île, le système néocolonial exclut du droit à un travail la moitié de la population. La productivité des Réunionnais est poussée à son maximum. Elle sert principalement à créer des profits qui sont rapatriés en France. Les transferts publics obtenus par la lutte pour l’égalité sociale sont en effet transformés en profits privés pour des sociétés françaises principalement.
Dans ces conditions, le développement n’est pas une priorité. Par conséquent, la richesse de la jeunesse est gaspillée. Dans ce système, le jeune doit accepter un emploi sous-payé pour sortir temporairement du chômage. Cela alimente la fuite des cerveaux vers la France. Cette richesse est donc transférée loin de notre île et ne peut donc pas contribuer au développement de notre pays.
Et maintenant ? Le gaspillage va-t-il continuer pour maintenir La Réunion dans le sous-développement ?
M.M.
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Dalon wi ékri pars wi yèm ékrir.Wi ékri an kréol é wi ékri an franssé. Mi bate la min pou ou kan wi ékri dann franssé pars sa in lang in pèp lé (…)
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