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4 juin, parNos peines
Il y a deux Gauches pour l’ancien président
16 septembre 2024, par
Invité du « Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6 », l’ancien président de la République, François Hollande, a critiqué « la radicalité de la gauche qui a montré ses limites ».
« Si je me suis engagé, c’est parce que la situation était grave », a déclaré ce dernier, lors de son entretient au « Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6 ». François Hollande est revenu sur les causes de son retour dans l’arène politique et a critiqué le choix d’Emmanuel Macron de nommer Michel Barnier à Matignon. Ce dernier a évoqué le cap à suivre pour que la gauche reprenne le pouvoir lors des prochaines élections.
« Le choix de Michel Barnier, pas la personne, mais le groupe politique qu’il représente, est totalement contradictoire avec ce que les Français ont voulu exprimer ». Le 15 septembre, François Hollande a une nouvelle fois déploré le refus d’Emmanuel Macron de nommer Lucie Castets première ministre, même si « elle aurait été sans doute censurée », au profit de Michel Barnier.
Pour le socialiste, si Michel Barnier a été nommé, c’est parce qu’Emmanuel Macron veut « continuer à présider ». Le député de Corrèze a toutefois reconnu certaines qualités au nouveau premier ministre, notamment son expérience qui « peut être utile pour négocier avec la commission européenne » du temps pour réduire les déficits publics
François Hollande est également revenu sur l’attitude de son camp durant les semaines de négociations autour de Matignon et le rapport « ambigu de la gauche avec le pouvoir ».
Il a critiqué la position imposée à la gauche par Jean-Luc Mélenchon d’appliquer à la lettre le programme du Nouveau Front populaire (NFP) en cas de nomination d’un chef de gouvernement issu de ses rangs. « On ne peut pas être dans une logique de tout ou rien quand on n’est pas majoritaire », a-t-il déploré.
Si le gouvernement Barnier était censuré, François Hollande estime « qu’il faudra savoir si on maintient la démarche qui était de ne pas entamer le programme, ou si on fait un compromis avec d’autres pour arriver à une solution gouvernementale ».
Pour cela, l’ancien premier secrétaire du PS a estimé que le PS doit reprendre le leadership de la gauche. En cas de Congrès du PS, François Hollande a appelé de ses vœux « une ouverture », « où l’on prend toutes les familles de la sociale démocratie pour en faire un grand parti » car « s’il n’y a pas de grand PS, la gauche ne peut pas venir au pouvoir ».
Traçant une feuille de route vers 2027, sans dire si il sera candidat à la prochaine présidentielle, le socialiste a attaqué frontalement Jean-Luc Mélenchon. « À gauche, la radicalité a montré ses limites, ça fait deux fois qu’il est candidat et deux fois qu’il n’est pas au second tour ».
Pour lui, seul un candidat « socialiste ou proche du PS » peut réunir une majorité de Français en cas d’élection. S’il concède que le peuple de gauche est favorable à une candidature unique, François Hollande a affirmé n’avoir « jamais été favorable » à cette hypothèse. « Les deux présidents de gauche ont été élus avec une pluralité de candidature », a-t-il conclu.
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